Bordeaux : Bordeaux Métropole nord: le cadre de vie avant tout

Nicolas Foll Responsable développement chez Axel Immobilier

Un acquéreur sur deux à Bordeaux est Parisien. Compte tenu de leur pouvoir d’achat, les prix flambent sur l’ensemble de la métropole, impactant les acquéreurs locaux.

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9, place Gambetta,
33110 le Bouscat

Patricia Perez Négociatrice chez Arsac Immo

À Arsac, les primo-accédants viennent de Mérignac ou Eysines. Ils veulent se retrouver entre ville et campagne, privilégiant la vie familiale.

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9, avenue de Soubeyran
33460 Arsac

Bordeaux Métropole nord est composée de 14 communes, sur 28 au total, qui se distinguent du sud par leur densité plus faible. Elles sont aussi moins urbanisées et offrent un cadre de vie plus naturel, notamment parce qu’il s’agit d'anciennes communes maraîchères et de terrains viticoles.

Réseau de transports

Ces communes sont prisées du fait de leur proximité avec les plages océanes d’une part (Lacanau, Carcans, Hourtin), et Bordeaux d’autre part, en particulier, grâce à l'arrivée du tramway. Les communes de la métropole nord ont compris que ce moyen de transport constitue un véritable atout.



Blanquefort et Bruges profitent depuis l’hiver dernier de l’arrivée du tram-train (prolongement de la ligne C), alors que la nouvelle ligne D (en cours de construction) qui s’étendra sur les communes de Bordeaux, Le Bouscat et Eysines, redessine déjà le paysage, avec le développement de logements et des services associés. « On a créé un cadre de vie inexistant jusqu’ici, ce qui ouvre un marché pour les promoteurs dont l’offre est à destination des investisseurs et bailleurs sociaux », explique Nicolas Foll, responsable développement chez Axel Immobilier.



Offre insuffisante



Nicolas Foll distingue ainsi la première couronne, dans le prolongement de Bordeaux (Le Bouscat, Bruges) où les prix oscillent entre 4500 et 5500 euros le m2, et la deuxième couronne, extra-rocade, (Saint-Médard-en-Jalles, Blanquefort...). Là-bas, le marché est plus abordable : comptez entre 3200 à 4000 euros, sachant qu’il y a « un réel souhait des communes d’encourager les opérateurs à maîtriser leurs coûts pour essayer de conserver un prix au m2 mesuré », observe Nicolas Foll.



Deuxième couronne

Avec l’envolée des prix au sein de la première couronne, les primo-accédants se sont nécessairement éloignés, entraînant une inversion de la pyramide des âges. « Ceux qui souhaitaient acheter au Bouscat ou à Bruges il y a trois ou quatre ans, ne le peuvent plus aujourd’hui. Ils vont désormais plus loin, vers Blanquefort, Eysines, Parempuyre, sans pour autant rogner sur leur désir de ne pas trop s’éloigner de Bordeaux, grâce à la meilleure desserte par les transports en commun », souligne encore Nicolas Foll.



S’éloigner

« Certains font même le choix d’habiter en dehors de Bordeaux Métropole, car la taxe foncière y est bien moins élevée », fait valoir Patricia Perez. Nombreux sont les primo-accédants venant frapper à la porte de son agence. À Arsac, situé à 25 km du centre de Bordeaux, le prix au m2 – qui a augmenté d’environ 5% sur un an – oscille entre 2200 et 2600 euros, bien loin de celui de Bordeaux et des communes alentour.



Flambée du prix des terrains

Les terrains nus sont aussi très recherchés mais « les prix flambent », ajoute Patricia Perez. Une surface de 600 m2 vaut aujourd’hui 130000 euros, alors que sa valeur ne dé-passait guère 90000 euros il y a quelques années. Arsac est également prisé par les Parisiens venant s’installer dans la région. « Ils sont avant tout à la recherche d’espace, de grandes maisons », note Patricia Perez, qui souligne par ailleurs le regain de dynamisme sur la commune, avec la création de logements neufs et l’existence de nombreuses infrastructures.



Marché sous tension

Côté perspectives, les professionnels de l’immobilier misent sur une poursuite de la hausse des prix, qui sera toutefois moindre que celle rencontrée au cours des deux dernières années. L’arrivée de la LGV et de nouvelles populations a eu un effet spéculatif. « À court terme, on ne voit pas encore un rétablissement de l’équation entre l’offre et la demande. Dans ces conditions, le marché va encore être tendu, avec des prix élevés », prévient Nicolas Foll. Sur son secteur, Patricia Perez a constaté un ralentissement de l’activité, à l’approche de l’élection présidentielle, souvent source d’inquiétudes, mais s’attend à un redémarrage des opérations dès la rentrée de septembre.


Posté le 05/09/2017 par Marianne Davril

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