Val-d’Oise et région : Gournay-en-Bray : un marché très ouvert aux primo-accédants

Céline Carpentier Directrice de l’agence ORPI – Agence Caron

Je ne pense pas que les prix vont monter à Gournay, mais plutôt continuer à stagner. Les taux, eux, n’augmentent quasiment pas, ça nous aide à travailler, même si parfois les banques ne jouent pas le jeu et imposent des conditions difficiles.

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76220 Gournay-en-Bray

La récente baisse des prix a redonné du souffle à cette petite commune de Seine-Maritime, recherchée pour son calme et pour le charme de ses maisons.

« C’est un marché qui bouge, assez dynamique, alors que les prix ont chuté depuis environ six ans », explique Céline Carpentier, la directrice de l’agence Orpi de Gournay-en-Bray, à propos de son secteur. Depuis 2011, elle a vu les prix de l’immobilier reculer de 30 %, et cette baisse sensible a relancé les transactions.



Regard biaisé

« Le curseur était placé trop haut, notamment parce que nous avons dans la région beaucoup de résidences secondaires occupées par des gens de la région parisienne, explique la professionnelle. Leur regard étant biaisé par les prix du marché autour de la capitale, ils gonflaient les chiffres », poursuit-elle.



Surtout des familles

Gournay-en-Bray, qui compte quelque 7 000 habitants, et tous les petits villages alentour intéressent à hauteur de 50 % des acquéreurs locaux et à 50 % des habitants de la région parisienne, venus de Pontoise, d’Argenteuil ou d’Ermont. Il s’agit dans une écrasante majorité de familles, souvent d’ex-locataires, qui décident de se lancer dans leur premier achat, et comptent profiter de tarifs plus bas.



Au calme

L’autre argument de poids de la région tient dans sa douceur de vivre, mélange de calme et de verdure, avec des villages de charme, et beaucoup de maisons anciennes, de type longère, ou de bâtisses à colombages. « Il y a une très bonne qualité de vie pour élever ses enfants », appuie Céline Carpentier. Le secteur offre des écoles maternelles et primaires, deux collèges à Gournay-en-Bray, et deux autres sur les communes de La Feuillie et de Forges-les-Eaux.



Des activités

À Gournay même, les habitants profitent d’une médiathèque, d’un cinéma, d’un centre culturel, mais aussi d’une salle de sport en plein centre-ville depuis quelques années. « C’est une jolie ville, avec des commerces qui font des efforts pour que l’activité se poursuive, on a des installations, des agrandissements. Une seule chose manque, un hôpital, car actuellement il faut se rendre à Rouen à 50 km, à Gisors à 20 km ou à Beauvais à 30 km », détaille la professionnelle.



Budget moyen

À quoi ressemblent les maisons sur le secteur de Gournay ? « Une grosse partie de la ville a été détruite pendant la guerre, il y a donc une architecture plus récente, qui se mêle à l’ancien », observe Céline Carpentier. La plupart de ses clients affichent un budget qui tourne entre 160 000 et 180 000 euros. « Avec cette enveloppe, on leur trouve une maison avec 2 ou 3 chambres, pas trop de travaux et un terrain de 1 000 m² », assure-telle.



Des biens recherchés

Elle a vendu récemment un pavillon situé à 5 min de Gournay-en-Bray dans une commune assez prisée. Construit en 2007 sur près de 150 m² habitables, il proposait 5 chambres mais aussi 1 000 m² de terrain. Affiché à 190 000 euros, il est finalement parti pour 180 000 euros.



Des travaux

Le secteur recèle aussi de nombreuses résidences secondaires, qui intéressent le plus souvent des acquéreurs venus de région parisienne : certains hameaux sont même occupés uniquement par ces derniers. Céline Carpentier a ainsi négocié la vente d’une longère avec colombages, située dans un village à 10 km de Gournay-en-Bray, avec beaucoup de charme mais aussi beaucoup de travaux à réaliser. Au départ estimée à 160 000 euros, cette maison s’est finalement vendue 100 000 euros.



Ajuster le curseur

Pour la professionnelle, certains vendeurs restent en effet trop gourmands et peinent à trouver preneur quand ils refusent de baisser leur prix. Mais les acheteurs potentiels aussi ont parfois du mal à ajuster leur curseur. « Certains de nos clients pensent qu’à moins de 100 000 euros, ils peuvent trouver une maison en bon état. Mais nous n’avons pas ce genre de biens, et pour ce prix, il faut s’attendre à réaliser beaucoup de travaux », conclut-elle.


Posté le 28/08/2017 par Christine Joffrin

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