Construction : Maisons et appartements neufs : la demande repart dans la Loire

Daniel Dumas PDG de la Société de Construction du Forez

Dans la plaine du Forez, le produit le plus demandé est la maison de 100 m² habitables, de plain-pied, avec un garage, et qui coûte environ 130 000 euros auxquels il faut ajouter le prix du terrain.

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9, rue Simon-Boyer,
42600 montbrison

Sylvain Aquilante Commercial chez Axia

Dans la plaine du Forez, le foncier est plus cher. Cela est dû au fait qu’elle est traditionnellement plus bourgeoise. Souvent, nous proposons des parcelles plus petites, ce qui permet d’offrir des produits entre 200 000 et 230 000 euros

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maisonsaxial.net
4, place de la liberté
42400 Saint-Chamond

Dans la Loire, le marché de la construction de maisons individuelles et d’appartements avait un peu tendance à stagner depuis quelques années. Il semble qu’il y ait aujourd’hui un frisson à la hausse. Malgré des difficultés économiques persistantes.

Faire construire une maison bien à soi, dans laquelle on a mis un peu de sa personnalité, qui ne ressemble à aucune autre – ou pas trop ! – demeure une aspiration partagée par beaucoup, par-delà les aléas du marché de l’immobilier.



Pouvoir d’achat

Dans la Loire, cela est d’autant plus vrai que la situation économique est difficile. « Les salaires n’ont pas suivi l’évolution du coût des maisons » constate, par exemple, Daniel Dumas, le PDG de la Société de Construction du Forez (SCF), installée à Montbrison et spécialiste de la plaine du Forez. Et pourtant, depuis un an environ, les affaires semblent redémarrer, timidement, certes, mais réellement. « Cela est dû, je pense, à au moins deux raisons, estime Sylvain Aquilante, commercial chez Axial, une société de construction installée à Saint-Chamond, d’abord des taux qui n’ont jamais été aussi bas – même si s’amorce une certaine remontée – et ensuite les nouvelles dispositions concernant le prêt à taux zéro qui le rendent accessible à un plus grand nombre d’acquéreurs. »



Le retour des primo-accédants

On voit dès lors revenir les primo-accédants, dans la vallée du Gier, dans celle de l’Ondaine, voire dans la plaine du Forez, où le foncier est pourtant plus cher. « Nos premiers modèles sont à 95 000 euros, précise Sylvain Aquilante, ce sont souvent une maison de plain-pied, avec 3 chambres, un espace jour de 35 m2 et un garage accolé. » Un prix auquel il faut ajouter celui du foncier : 80 000 euros pour 250 m2 environ dans la vallée du Gier et jusqu’à 100 000 euros dans celle de l’Ondaine pour 600 m². « Dans la Plaine, à l’étrat par exemple, poursuit Sylvain Aquilante, nous avons un nouveau programme de maisons neuves, pour 90 m2 habitables et 250 m2 de terrain, il faut compter 200 000 euros. » évidemment, il s’agit de produits proposés sur catalogue. Pour les maisons personnalisées, il faut prévoir souvent plus, en fonction de la complexité des choix du client. Les maisons sont souvent plus grandes : « pour 120 m2 habitables, avec 3 chambres, un bureau, il faut pré- voir environ 150 000 euros, auxquels il faut ajouter le prix du terrain – entre 100 000 et 120 000 euros pour 600 m2. »



Petits terrains

Le problème, c’est qu’entre les nouvelles exigences des plans locaux d’urbanisme (PLU) – qui tendent à favoriser la densification – la relative pénurie de foncier et les problèmes de pouvoir d’achat des clients, les parcelles sont de plus en plus petites. « Elles tournent souvent autour de 400 ou 450 m2, parfois moins, explique Daniel Dumas, de la SCF, alors qu’auparavant, on trouvait facilement autour de 800 m2. » La question du pouvoir d’achat pèse également sur la taille des maisons qui a tendance à diminuer. « Elles ont perdu environ 10 % de leur surface en 10 ans – lorsqu’on avait 110 m2, on a aujourd’hui 100 m2 – précise Daniel Dumas, elles se sont souvent simplifiées avec des structures rectangulaires et une moindre recherche architecturale, que nous retrouvons encore, en revanche, dans nombre de nos maisons personnalisées. »



Appartements en poupe

Pourtant, depuis environ un an, l’activité redémarre dans la plaine du Forez, – toujours aussi appré- ciée des Stéphanois. « On voit revenir les primo-accédants, bien sûr, mais aussi des gens établis, des retraités, par exemple, qui viennent s’installer dans les centres-villes des communes les plus importantes de la plaine, parce qu’ils y trouvent services, commerces et animation. » Ils choisissent souvent d’acheter un appartement après avoir vendu leur maison. « La promotion immobilière reprend donc des couleurs, poursuit Daniel Dumas, et nous avons des programmes dans la plupart des villes de la plaine, souvent des immeubles de 20 à 25 logements seulement. Il s’agit de micromarchés. » à Montbrison, notamment, la demande la plus forte concerne les appartements de type T3. Pour 87 m2 habitables, avec 2 chambres, une terrasse – très demandée – de 15 m2, il faut pré- voir 260 000 euros. Si l’on cherche plus grand, on choisit un dernier étage, avec un appartement de type T5 ou T6, 135 m2 habitables, une terrasse de 50 m2, mais là, il faudra débourser quelque 420 000 euros.


Posté le 28/08/2017 par Pierre Morlet

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