Bas-Rhin : Eurométropole : au nord de Strasbourg, une terre de contrastes

Nicolas Rääs Directeur de l’agence Groupimmo Schiltigheim

à Schiltigheim, les investisseurs aguerris, avec une grosse capacité d’achat, peuvent acquérir des petits immeubles entiers autour de 500 000 euros. Sur un bon secteur proche du tram, la rentabilité brute peut atteindre 6,5 %.

03 88 19 93 13
nicolas.raas@groupimmo.pro
30, rue Principale,
67300 Schiltigheim

Lionel Bornert Gérant d’Abondance Immobilière

Les clients fortunés cherchent de la modernité avant tout. Ils préfèrent aussi les biens terminés, sans travaux, et se détournent de la rusticité des maisons alsaciennes.

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abondanceimmo@wanadoo.fr
23, rue Gutenberg,
67610 La Wantzenau

Maxence Contursi Responsable d’agence chez Affinis

La demande est énorme et très peu de biens arrivent sur le marché. Une maison à 500 000 euros est partie en trois jours. On a aussi eu trois offres en trois jours sur un même terrain. Ici, l’are se négocie 42 000 euros.

03 88 15 06 25
maxence.contursi@affinis-immo.com
6, rue du Faisan,
67610 La Wantzenau

Accolée à la capitale alsacienne, Schiltigheim, en pleine mutation, est très recherchée par les jeunes couples. Plus au nord, La Wantzenau, avec son marché haut de gamme, constitue la commune la plus attractive de la seconde couronne.

« Sur le plan géographique, Schiltigheim est comparable à Neudorf », explique Nicolas Rääs, qui dirige l’agence Groupimmo, installée rue Principale, dans le vieux « Schilick ». La cité des brasseurs, à 4 km de Strasbourg, est la deuxième ville de l’Eurométropole et la troisième du Bas-Rhin en nombre d’habitants. Forte de son passé industriel, la commune, populaire et vivante, se reconstruit pour monter en gamme.



Programmes neufs

Adelshoffen hier, Fischer demain... Des écoquartiers branchés voient le jour au coeur de Schiltigheim. Les résidences s’installent en lieu et place des anciennes friches, nombreuses dans la ville, théâtre d’une politique urbaine offensive. Seniors, primo-accédants, familles, l’idée est de repenser la ville au profit des populations, majoritairement modestes, qui la composent, grâce à de nouveaux logements. Cette reconversion d’ampleur permet aussi d’attirer les revenus plus élevés. Sur les chantiers en cours, aux abords du vieux Schiltigheim, les biens de standing proposés avoisinent les 3 500 euros le m².



Maisons de ville

La maison de ville reste à ce jour le bien le plus recherché par les jeunes couples avec enfants, qui convergent vers Schiltigheim, périphérique et urbaine, à l’instar de Bischheim et Hoenheim. Cette clientèle « dispose d’un bon budget et privilégie la proximité de Strasbourg à la taille du jardin. Mais les maisons sont rares à Schiltigheim. Sur ce type de produit phare, la demande est supérieure à l’offre », note Nicolas Rääs. Il faut compter, pour une maison mitoyenne de 100 à 110 m² avec 2 ares de terrain, autour de 350 000 euros, plus les travaux.



Primo-accédants

Les primo-accédants composent encore le gros de la demande dans le secteur, portant leur choix sur les moyennes surfaces, du F2 au F4, accessibles autour de 1 950 euros le m² dans l’ancien, au-delà pour les quartiers les plus prisés. « Les grandes maisons des années 1930 abritent de jolis appartements avec hauteur sous plafond », explique le professionnel, qui a vendu dans le vieux Schilick un 37 m² à rénover pour 79 000 euros. Square du Château, dans un immeuble des années 1970 très bien entretenu, un F3 de 55 m² est parti à 133 000 euros. Les prix baissent dans l’ouest de la cité, moins coté. Quartier des Maréchaux, un 86 m² a trouvé preneur pour 120 000 euros. « Sur les produits standard, le marché est stable, la baisse a été endiguée », constate Nicolas Rääs.



Deuxième couronne : se mettre au vert

Plus au nord, les bords de l’Ill offrent un autre visage, résidentiel, bucolique et luxueux. « Ceux qui veulent être aux portes de Strasbourg mais au vert choisissent La Wantzenau plutôt que la Robertsau », plus urbaine, explique Lionel Bornert, gérant d’Abondance Immobilière. Cadres, professions libérales, travailleurs gravitant autour des institutions européennes cherchent à s’installer côté village, à proximité des transports, des commerces et des infrastructures, « dans de grandes maisons rénovées de 150 à 220 m², avec 5 à 8 ares de terrain, le coeur de cible », selon Maxence Contursi, responsable d’agence chez Affinis. Là, le m² est estimé entre 2 500 et 3 000 euros, des tarifs plus abordables que les quartiers strasbourgeois les plus chics. Côté golf, où le ticket d’entrée, supérieur, avoisine 500 000 euros, les maisons classiques américaines côtoient des villas d’architectes de haut standing, ultramodernes, en toit terrasse avec de grandes baies vitrées. « Avec un budget d’un million et plus, les clients ont une préférence aujourd’hui pour ces maisons cubiques », concède Lionel Bornert.



Nouveau quartier

Dans la ville, les résidences se comptent sur les doigts d’une main. « Il y a très peu de neuf car les terrains sont rares », explique Maxence Contursi. Un futur quartier, le Schwemmloch, devrait toutefois voir le jour à proximité immédiate de la gare SNCF. L’idée est d’attirer les jeunes ménages et d’ouvrir l’accès à des acquéreurs plus modestes grâce à une part sociale, encore manquante à la Wantzenau.


Posté le 28/08/2017 par Clarisse Bargain

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