Cadre de vie : Parcs et jardins, vivre autour des espaces verts

Seuls 4 Parisiens sur 10 ont accès à un jardin privatif, contre 6 Français sur 10 dans les capitales régionales* .

*Étude Unep-Ifop 2016 « Ville en vert, ville en vie ».

A retenir

Les espaces verts ne se limitent pas aux parcs ou jardins. Les Parisiens peuvent tout aussi bien se contenter d’une cour arborée. Les cimetières tels que celui du Père Lachaise, de Montmartre ou de Montparnasse peuvent également être attractifs.

C’est dans l’air du temps, on veut vivre en ville, sans les inconvénients. Les Parisiens n’échappent pas à cette tendance : ils souhaitent résider dans des endroits au calme, sans bruit ni pollution. La proximité d’un coin de verdure semble être une solution…

Les Parisiens choisissent habituellement leur lieu de résidence en fonction de cinq principaux critères : les commerces de proximité, les services publics (écoles, hôpitaux…), la sécurité, les transports et… les espaces verts. Si au regard de ces différents éléments, c’est le 9e arrondissement qui semble actuellement le plus prisé, en particulier pour ses commerces – le boulevard Haussmann reçoit 120 millions de visiteurs annuels –, il manquerait quelque peu de verdure, avec seulement 0,24 m² d’espaces verts par habitant, contre 14,4 m² en moyenne dans la capitale. À l’inverse, c’est dans le 1er qu’on respirerait le mieux : entre les jardins des Halles, des Tuileries et du Palais-Royal, l’arrondissement dispose de 16,87 ha de verdure. Or, à l’ère du réchauffement climatique, les citadins sont plus que jamais attentifs à la pollution de l’air et à la qualité de leur environnement de vie.



8 Français sur 10 souhaitent emménager près d’un espace vert

Une étude intitulée Ville en vert, ville en vie : un nouveau modèle de société, réalisée par l’Ifop en 2016, illustre bien cette tendance. Elle révèle en effet que plus de 8 Français sur 10 cherchent à emménager près d’un espace vert (contre 7 sur 10 en 2008), et que pour 6 sur 10 d’entre eux, la création de nouveaux espaces verts devrait être la priorité des élus municipaux. Mais si 90 % des Français considèrent que le contact avec le végétal est un élément essentiel de bien-être quotidien, en pratique, ils ne sont que 7 sur 10 à avoir accès à un jardin.



Une forêt de 1000 arbres en 2022 audessus du périphérique

La mairie de Paris a pris la mesure de ces nouvelles attentes de la population. Elle a ainsi planifié d’ici 2020 sous le nom « Paris-culteurs » une opération de végétalisation de plus de 100 ha de toitures, dont 30 dédiés à l’agriculture urbaine. La municipalité se propose de créer 40 sites dans la capitale pour la culture de fleurs ou légumes. Objectif : lutter contre les conséquences des gaz à effet de serre et le réchauffement climatique. Les Parisiens pourront bénéficier de la distribution de quelque 30000 sachets de graines ou d’un « permis de végétaliser » afin d’ensemencer une parcelle de l’espace public telle qu’une jardinière ou le pied d’un arbre dans la rue. En 2022, c’est même une forêt de 1000 arbres qui verra le jour au-dessus du périphérique au niveau de la porte Maillot.



2300 ha d’espaces verts déjà présents dans la capitale

En attendant, entre les squares de quartier, les jardins, les parcs et les bois, ce sont pas moins de 500 lieux de verdure qui émaillent d’ores et déjà le territoire de la capitale, soit 2300 ha. À commencer par le jardin des Tuileries, entre le musée du Louvre et la place de la Concorde. Le Jardin des Plantes, son Muséum d’histoire naturelle, sa galerie de l’Évolution et sa ménagerie, dans le 5e. Ambiance plus urbaine dans le 19e au parc de la Villette : construit sur l’emplacement d’anciens abattoirs, on y trouve la Cité de la musique, celle des sciences et de l’industrie…



Le jardin du Luxembourg

Non loin de là, le parc des Buttes-Chaumont surplombe la ville avec ses 25 ha en dénivelé. Dans le 17e, le square des Batignolles borde le quartier animé des Batignolles, ses rues commerçantes (rue des Dames, rue de Lévis…) et ses marchés. L’élégant parc Monceau, créé au xviie siècle dans le 8e arrondissement, est entouré de somptueux hôtels particuliers. À proximité du quartier Latin, le jardin du Luxembourg, d’une superficie de 25 ha, abrite un verger, des ruches et des serres, et bien sûr le Sénat.



Le parc Montsouris

Entre la rue d’Alésia et la Cité universitaire, le parc Montsouris est l’un des plus vastes espaces verts de la capitale. Et puis, il y a les bois, celui de Vincennes, à l’est de Paris, et à l’ouest, celui de Boulogne. D’une superficie de 850 ha, ce dernier, outre le parc de Bagatelle, le jardin des serres d’Auteuil, le Pré catelan, et le jardin d’Acclimatation, s’enorgueillit désormais de l’architecture originale de la fondation Louis-Vuitton.



10 à 15 % plus cher près d’un parc

Profiter de tels écrins de verdure a un prix. Les biens situés près de jardins, en retrait ou dans des rues ou contre-allées arborées et peu passantes bénéficient d’une surcote de 10 à 15 %, avec un prix moyen de 12000 euros le m² dans les beaux quartiers (Invalides, avenue Foch…), 9000 à 10000 euros dans les arrondissements plus populaires (Buttes-Chaumont, Gambetta…). Quant aux appartements ou maisons de prestige, ils peuvent voir leur prix monter bien plus haut encore


Posté le 10/07/2017 par Élisabeth Torres

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