Yvelines : Le Grand Paris rebat les cartes dans les Yvelines

Julien Landré Responsable marketing Agence principale

à Poissy, les avantages induits par le Grand Paris n’ont pas encore entraîné d’inflation sur les prix. Néanmoins à terme, les bienfaits de ces projets, dont le raccourcissement des temps de trajet, créeront de réelles opportunités.

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Fatima Da Silva Directrice Sigmo Agence immobilière catovienne

Chatou bénéficiera indirectement du Grand Paris car son marché immobilier offre une attractivité réelle par rapport aux communes voisines. Un T3 de 65 m2 se négocie à 350 000 euros à côté du pont, contre 500 000 euros à Rueil-Malmaison

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Même si les retombées sur le marché immobilier yvelinois sont encore imperceptibles, les projets du Grand Paris en matière de mobilité sont au cœur des enjeux de demain. Exemple dans la vallée de la Seine...

C’est parti pour le chantier du Grand Paris dans les Yvelines ! Depuis quelques mois, les entreprises de BTP sont à pied d’œuvre pour prolonger la ligne E du RER de la gare de Paris Saint-Lazare en direction de Mantes-la-Jolie. Ce projet pharaonique, qui constitue l’une des premières avancées concrètes du Grand Paris à l’ouest de la capitale, va transformer le quotidien de dizaines de milliers d’Yvelinois. 47 km de voies existantes vont être réaménagées et 3 nouvelles gares créées. La mise en service du tronçon est prévue en 2022 jusqu’à Nanterre, puis en 2024 jusqu’à Mantes-la-Jolie. L’extension va permettre de doubler le nombre des usagers quotidiens en les portant à quelque 620 000, selon les projections officielles.



La mobilité au cœur des enjeux

Du côté des agences immobilières, on ne constate pas encore d’engouement autour de ce chantier. Mais la situation est appelée à évoluer dans les prochains mois. Car les acquéreurs font clairement de la problématique du transport le critère numéro 1 dans leur sélection. « La clientèle est très attachée à ne pas dépasser un certain temps de trajet, souligne Julien Landré, responsable marketing de l’Agence principale de Poissy. La tolérance n’excède pas une heure porte à porte. » Même son de cloche à Chatou où la rapidité d’accès aux grands bassins d’emploi de La Défense et Paris régit la hiérarchie des prix dans l’immobilier ancien. « Les secteurs les plus prisés sont ceux situés dans le bas de la ville, à proximité de la gare RER A de Chatou-Croissy ou de celle de Rueil-Malmaison », rappelle Fatima Da Silva, gérante de l’Agence immobilière catovienne.



Des opportunités à saisir

Pour Julien Landré, si la communication autour du projet d’extension d’Eole n’en est qu’à ses débuts, certains acteurs ont déjà intégré les retombées potentielles à moyen terme du Grand Paris. « Dans les transactions réalisées actuellement à Poissy, nous assistons à une recrudescence d’investisseurs qui ont bien compris les enjeux futurs. Ils comptent profiter d’un marché actuel encore intéressant comparé à des villes telles que Saint-Germain-enLaye ou Le Mesnil-le-Roi », décrypte-t-il. Cet expert rappelle d’ailleurs que Poissy bénéficiera aussi de la mise en service de la tangentielle Ouest qui reliera par tramway, dès 2020, la gare RER de Saint-Germainen-Laye à celle de Saint-Cyr.



Des retombées hétéroclites

Si Poissy fait partie des gagnantes du Grand Paris, tel n’est pas le cas de toutes les villes du département, tant s’en faut. Parmi les oubliées du projet de densification des infrastructures de mobilité, on peut citer Chatou, qui apparaît aujourd’hui enclavée. « Le Grand Paris s’arrête juste de l’autre côté du pont », déplore Fatima Da Silva. Pour cette professionnelle, cette situation n’a pas que des inconvénients. « Chatou est prisée pour sa tranquillité et sa verdure car proche du Vésinet, avec ses pelouses et à 20 min de Paris en RER A », avance-t-elle.



Prix : le grand écart

Les prix relativement doux de Chatou font d’ailleurs de son marché immobilier une cible parfaite pour des Parisiens ou Altoséquanais qui souhaitent gagner en qualité de vie et s’agrandir sans se ruiner : « Il faut compter entre 600 000 et 700 000 euros pour un pavillon Kaufman des années 1970 dans le nord de Chatou », indique Fatima Da Silva. Concernant les appartements, l’écart de prix peut aller du simple au double par comparaison avec la commune voisine de Rueil-Malmaison. De quoi faire de Chatou un marché de report attrayant, même sans retombée directe du Grand Paris, avec un probable effet de rattrapage à terme



Des repères récents

Bien sûr, il est encore trop tôt pour mesurer le potentiel de revalorisation des prix induit par le Grand Paris dans les Yvelines. Mais un précédent récent est riche d’enseignements : à Vélizy-Villacoublay, en lisière du département, les prix ont grimpé de près de 20 % en quelques années. Une conséquence de l’aménagement de la ligne T6 de tramway qui relie la ville à Montrouge, aux portes de Paris, même si le soufflé retombe légèrement ces derniers mois...


Posté le 10/07/2017 par Aymeric Val

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