Loire : La demande locative est toujours présente dans la Loire

Véronique Jourjon Directrice de Jourjon Immobilier

Le montant des loyers dans la plaine du Forez est plus élevé qu’à Saint-étienne – d’environ 10 %. Nos clients sont souvent des cadres avec enfants qui recherchent un pavillon avec 3 chambres, pour 700 à 900 euros par mois.

04 77 21 09 81
jourjon-immobilier.com
13, place de l’Hôtel-de-Ville
42000 Saint-étienne

Corynne Lavet Responsable du secteur locatif de l’agence Régie Lavet

Dans notre secteur, l’évolution du marché a été plutôt en dents de scie ces dernières années. Mais depuis un an, on sent qu’il redémarre, avec des montants de loyers qui restent relativement stables.

04 77 30 80 44
regielavet@orange.fr
23, rue Gambetta
42450 Sury-le-Comtal

à Saint-étienne et dans la Loire, le marché de la location tient la route. L’offre est abondante, les loyers sont bas et les propriétaires font de plus en plus l’effort de rénover leur bien avant de le proposer à la location.

« Il y aura toujours des locataires. » Cette évidence, Véronique Jourjon, de l’agence qui porte son nom, aime se la répéter. Elle dit bien ce qu’elle veut dire : tout le monde n’a pas les moyens – ni parfois l’envie – de devenir propriétaire. Spécialement à Saint-étienne et dans la Loire, où les difficultés économiques sont légion. Cela signifie que le marché de la location est plus ou moins passé au travers des crises. « La nouveauté, poursuit Véronique Jourjon, tient au fait que les propriétaires, depuis quelques années, ont compris que, sous l’effet de la concurrence des bailleurs sociaux, il fallait mettre sur le marché des biens rénovés, et c’est ce qu’ils font de plus en plus. »



Des biens rénovés

Ils le font d’autant mieux que l’offre est là, abondante, avec en conséquence un choix très large pour des locataires de plus en plus à cheval sur l’isolation thermique et phonique ou la cuisine équipée, par exemple. La chance de Saint-étienne, et de la Loire, c’est le faible niveau des loyers. « Pour un appartement rénové, poursuit Véronique Jourjon, il faut compter, à Saint-étienne, 8,50 euros le m2 ; on trouve aussi des logements datant des années 1970 pour 6,50 euros le m2, mais avec l’inconvénient des charges et du chauffage collectif. »



Saint-étienne, le retour

Et puis il y a des changements liés au fait que la ville se transforme. « Saint-étienne est une cité où il fait bon vivre, insiste Véronique Jourjon. Ainsi voit-on revenir des gens qui louent dans le centre tout en conservant la maison qu’ils possèdent en périphérie et qui redécouvrent les plaisirs de la ville. » Il y a aussi l’afflux d’étudiants depuis quelques années. Ils louent des studios ou des T2, voire plus grand, qu’ils partagent à plusieurs. On voit aussi des jeunes couples et des retraités attirés par les commodités.



La plaine, toujours

Le marché de la location ne se porte pas mal non plus dans la Loire, avec une préférence pour la plaine du Forez et pour ses petites villes accueillantes, comme Andrézieux-Bouthéon, La Fouillouse, Saint-Priest-en-Jarez, SaintJust-Saint-Rambert ou Saint-Galmier… Corynne Lavet, de l’agence Régie Lavet, travaille dans l’une de ces petites villes de la plaine, moins connue que ses voisines : Sury-le-Comtal, 6 200 habitants, située à 25 km de Saint-étienne et à 75 km de Lyon. Il s’agit d’une ancienne cité industrielle, moins touristique mais dotée d’un joli centre-ville ancien. « On y loue de tout, explique-t-elle, des commerces, des appartements, du studio au T5, des maisons de ville, des villas… »



Des loyers abordables

« Pour un studio, loué essentiellement à des étudiants – il y a deux lycées privés dans la ville –, il faut compter 200 euros, poursuit-elle, pour un T3, 450 euros. » Il y a aussi une demande – moins importante cependant – de T4 et de T5, pour lesquels il faut compter entre 550 et 650 euros. On loue par ailleurs des maisons de ville avec généralement une terrasse, dans l’ancien rénové, pour 600 euros mensuels. évidemment, Sury-le-Comtal est moins chère que les autres villes de la plaine, plus courues.



Des prix plus élevés

« Par exemple, à Saint-Just-Saint-Rambert, poursuit Corynne Lavet, il faut compter entre 600 et 650 euros pour un appartement récent de type T3. » Andrézieux-Bouthéon, Bonson, SaintMarcellin sont également très demandées depuis l’ouverture de la rocade, accès plus rapide à Saint-étienne. Ce qui manque le plus, ce sont les grands appartements T5 voire T6 souvent recherchés par les familles recomposées. « Pour cela, il faut compter 750 euros. » Ce sont en règle générale les produits et les prix qui ont cours dans les villes réputées de la plaine, comme SaintGalmier, Montbrison, Bonson – proches de Saint-étienne. « Et puis il arrive que l’on loue des produits d’exception, poursuit Corynne Lavet, de grandes maisons par exemple. »


Posté le 10/07/2017 par Pierre Morlet

Autres articles Rhône Alpes

Voir plus d'articles Rhône Alpes