Basse-Normandie : Les côtes normandes retrouvent des couleurs

Franck Chitel Co-gérant du cabinet Ledain et associés

On sent un peu d’attentisme en raison des élections législatives à venir. Mais la conjoncture reste favorable, les prix sont maîtrisés, les taux encore bas, c’est le moment d’acheter.

02 31 97 12 02
message@cabinet-ledain.com
1, rue de la Mer
14150 Ouistreham

Tony Hamon Co-gérant du cabinet Faudais

Le marché immobilier des côtes normandes se réveille après 7 à 8 ans de léthargie. Un essor qui s’explique par des taux bas et le retour d’une clientèle pour la résidence secondaire.

02 33 57 01 16
contact@cabinet-faudais.fr
18, place du Champ-de-Mars
50000 Saint-Lô

Jean-Charles Mathien Directeur d’Eoria Immobilier

Nous assistons à un réel retour de l’acquéreur qui est motivé par des prix accessibles et les taux bas. Entre 2016 et 2017, les prix ont stagné malgré cette dynamique.

02 31 36 00 10
bernieres@eoria-immobiliere.fr
85, rue Victor-Tesnière
14990 Bernières-sur-Mer

Nathalie Testemale Directrice d’agence Century 21 NTP Immobilier

Les biens surévalués sont l’un de nos soucis majeurs. Beaucoup de résidences sont à vendre mais figent le marché sur des prix qui ne sont pas la réalité.

02 31 37 21 00
ntp.immobilier@century21.fr
15, place de la Basilique
14440 Douvres-la-Délivrande

Prix stabilisés, faiblesse des taux d’intérêt, retour des primo-accédants et de la demande pour les résidences secondaires… autant de facteurs qui ont participé à l’embellie du marché immobilier sur le littoral normand.

« Depuis 2016, le marché immobilier des côtes normandes a retrouvé du dynamisme grâce à des taux historiquement bas et des prix qui sont restés raisonnables », souligne Franck Chitel, co-gérant du cabinet Ledain. Comme partout ailleurs, les taux d’intérêt ont joué un rôle majeur mais ce n’est pas la seule explication. « Nous avons retrouvé depuis 2016 une clientèle de résidence secondaire qui avait un peu disparu », ajoute Tony Hamon, co-gérant du cabinet Faudais à Saint-Lô. « Les demandes les plus fréquentes sont des pied-à-terre en bord de mer, dans des montants compris entre 100 000 et 200 000 euros », poursuit-il.



Budgets maîtrisés

Pour cette enveloppe budgétaire, on peut trouver des petites maisons dans des copropriétés horizontales. à titre d’exemple, le cabinet Faudais a vendu à Pirou, dans le département de la Manche, des maisons avec 2 chambres autour des 100 000 / 120 000 euros, à quelques centaines de mètres de la mer.



Résidences secondaires

Le réveil du marché de la résidence secondaire est un constat également partagé par JeanCharles Mathien, gérant de l’agence Eoria Immobilier à Bernières-sur-Mer. La clientèle, pour ce type d’acquisition, vient essentiellement de la région parisienne, de l’Orne et de l’Eure. « Comme les prix sont moins élevés que sur la Côte Fleurie, les acheteurs se tournent vers la côte de Nacre », ajoute-t-il. Le spécialiste met également en avant des délais de vente assez courts, de 7 à 8 semaines, preuve de l’intérêt des acquéreurs pour la zone.



Des prix stabilisés

Après des années de baisse, les prix sur la côte se sont stabilisés depuis 2016. Nathalie Testemale, directrice de l’agence Century 21 NTP Immobilier à Douvres-la-Délivrande, le confirme. La professionnelle atteste elle aussi du dynamisme du marché. Le panel plus large des acquéreurs a donné un nouveau souffle au littoral. « Le retour des primo-accédants ainsi que des célibataires a dopé le marché dans sa globalité », indique-t-elle.



Travailler à Caen et vivre sur la côte

Si les demandes pour les résidences secondaires repartent à la hausse le souhait de s’établir à l’année sur la côte concerne une part non négligeable de la population. Pour profiter de la douceur du littoral, à moins d’une demi-heure de Caen, des communes comme Ouistreham, Bernières-sur-Mer, Douvres-la-Délivrande ou encore Saint-Aubin-sur-Mer trouvent les faveurs des futurs acquéreurs. Outre la proximité du bord de mer et des longues plages de sable fin, ces villes attirent pour leur dynamisme tout au long de l’année, la présence de nombreuses infrastructures et de commerces



Des villes dynamiques toute l’année

« Ce ne sont pas des cités balnéaires, à la diffé- rence du secteur de Cabourg. La Côte de Nacre est vivante toute l’année. On y vend de plus en plus de résidences principales », souligne Nathalie Testemale. Le budget moyen est de 200 000 euros sur le secteur. Pour cette enveloppe, il est possible d’acquérir une habitation d’environ 80 m² avec quelques travaux et un petit extérieur. Century 21 NTP Immobilier vient tout juste de vendre une maison récente de 75 m² à 165 000 euros avec un petit jardin à Saint-Aubin-sur-Mer.



Contexte favorable

La faiblesse des taux d’intérêt, tout comme la stabilisation des prix du marché, a permis aux plus jeunes acheteurs de venir investir dans la pierre. « Le retour des primo-accédants sur le marché permet à la chaîne globale de fonctionner. Ils étaient en difficulté ces dernières années, avec des taux plus élevés et des banques frileuses », remarque Franck Chitel, dont les primo-accédants représentent 20 % de sa clientèle.



Forte demande

Avec le regain constaté de la demande, certains professionnels font face à un manque de biens à vendre. « Notre difficulté, à ce jour, est de rentrer des produits. Nous avons plus de demandes que d’offres. Nous sommes en prospection permanente », indique Jean-Charles Mathien. Autre problématique à relever : les biens qui ne sont pas vendus au prix du marché. « Nous avons un peu de stock qui commence à dater. Tous les biens qui ne sont pas au prix du marché restent en catalogue », conclut Tony Hamon.


Posté le 10/07/2017 par Laurence Vallet

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