Yvelines : Pensez à rénover avant de vendre !

Christophe Accornero Gérant d’Acces Immobilier

Les première et dernière impressions sont déterminantes lors d’une visite. Un produit propre et au goût du jour séduira davantage de prospects, réduira le délai de vente et permettra de mieux tenir le prix lors de la négociation finale.

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acces-immobilier.net
Centre commercial du Val des 4 Pignons,
rue du Centre, 78650 Beynes

Pour maximiser le prix de vente et réduire le délai prévisible de la commercialisation, le propriétaire d’un appartement ou d’une maison a tout intérêt à remettre au goût du jour son bien avant de le proposer sur le marché.

Au moment où le marché immobilier yvelinois retrouve de sa superbe, les vendeurs sont de plus en plus nombreux à négliger la présentation de leur bien, au prétexte que la demande est abondante et l’offre relativement réduite. Cette erreur peut leur coûter cher : « Une maison à l’aspect dégradé mettra en moyenne 4 à 6 mois pour trouver preneur, alors que le même bien dans un état impeccable peut partir en 1 mois ou moins », prévient Christophe Accornero, gérant d’Acces Immobilier à Beynes, une commune située en plein coeur du département.



Profitez des aides à la rénovation

Rénover : la simple évocation de ce mot donne souvent des boutons aux propriétaires. Il est vrai que la perspective d’allouer un budget de quelques milliers voire de quelques dizaines de milliers d’euros pour redonner du lustre à un bien a de quoi effrayer. Mais les candidats à la vente oublient souvent qu’un large panel d’aides et de dispositifs leur est alloué pour effecteur la remise en état de leur bien, ce qui permet d’alléger sensiblement la facture finale. On mentionnera notamment les coups de pouce fiscaux spécifiques, comme le crédit d’impôt de 30 % ou la TVA réduite pour les travaux de rénovation énergétique. En outre, des financements sont octroyés par la région, le département et l’Agence nationale de l’habitat (ANAH), sous conditions.



Soignez la présentation

Sans aller jusqu’aux travaux structurels, le propriétaire a tout intérêt à effectuer de menus travaux de rafraîchissement. « Vendre un bien immobilier, c’est comme un concours de beauté : il faut soigner la présentation pour déclencher le coup de coeur », confirme Christophe Accornero. Ce professionnel conseille ainsi de nettoyer le jardin, de passer un coup de Kärcher sur la toiture et la terrasse, de repeindre les murs et murets, de faire place nette et de dépersonnaliser la maison. « Avec un coup de pouce de moins de 3 000 euros, on peut s’éviter une négociation de 15 000 euros », lance-t-il en guise d’argument. Mais aller audelà n’est pas nécessaire. « Le mieux est l’ennemi du bien », explique-t-il.



Se jeter à l’eau

Christophe Accornero constate cependant que les propriétaires qui font cette démarche sont encore trop rares, malgré les nombreuses émissions TV qui vantent les mérites du home staging et autres rénovations do it yourself. Ils seraient moins de 20 % à passer à l’acte. Parmi les raisons de ce conservatisme, c’est la crainte de mettre la main au portefeuille qui revient le plus souvent. Mais ce comportement peut s’avérer préjudiciable lors des inévitables négociations avec les acheteurs potentiels. Ces derniers auront tendance à tirer parti de la situation en surestimant le budget des travaux à effectuer, de façon à prendre une marge de sécurité. Ce qui pèsera nécessairement dans la balance au détriment du vendeur.



Mieux vaut prévenir...

Une bonne façon de contrecarrer les marchandages excessifs sur un bien dont l’état laisse à désirer consiste à brandir des devis d’artisans qualifiés et reconnus. Des estimations dûment détaillées permettront de rassurer d’éventuels acquéreurs. « Il faut jouer au maximum la transparence », conseille Christophe Accornero. Cela vaut notamment pour la facture de mise en conformité de l’assainissement. Encore trop souvent des acheteurs qui s’apprêtent à signer un compromis découvrent sur le tard qu’il leur faudra procéder à des travaux pour l’évacuation des eaux pluviales ou le raccordement au tout à l’égout. Et cela peut faire capoter la transaction ou induire une renégociation.



Des exemples précis

Pas encore convaincu ? Les cas de biens impeccables vendus en quelques jours et au prix demandé par le propriétaire sont pourtant éclairants. Christophe Accornero se souvient par exemple d’avoir vendu récemment une maison au prix, c’est-à-dire à 329 000 euros, en l’espace de 48 heures. « Il n’y avait plus qu’à poser ses valises », se remémore-t-il. Idem pour une maison en excellent état partie en une semaine à 420 000 euros, dont les acheteurs se sont immédiatement entichés.


Posté le 29/05/2017 par Aymeric Val

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