Loire : La plaine du Forez : un havre de paix recherché

Maxime Pluvy Gérant de Cimm Immobilier

Il y a désormais des programmes de constructions neuves dans pratiquement toutes les villes de la plaine, et avec les avantages de la loi Pinel, on voit arriver de nombreux investisseurs qui souvent viennent de Saint-étienne ou de la région.

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9, avenue Irénée-Laurent,
42340 Veauche

Sonia Recorbet Directrice de l’agence Le Tuc Immobilier

Les villes de la plaine du Forez voient arriver des gens qui ont entre 30 et 50 ans, avec un vrai projet de vie. Il y a aussi des retraités qui vendent leur maison et achètent en centre-ville parce qu’ils ne veulent pas quitter la plaine.

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1, rue Saunerie
42110 Feurs

La plaine du Forez a eu de tout temps la cote. Elle attire toujours les Stéphanois à la recherche d’une certaine qualité de vie, avec des services et une offre immobilière riche.

La plaine du Forez reste la plaine du Forez, c’est-à-dire le secteur le plus coté de la région stéphanoise depuis la crise économique qui a frappé le coin à partir des années 1970. De nombreux Stéphanois ont en effet voulu quitter leur cité. Pas pour une question de prix : dans la plaine ceux-ci sont plus élevés qu'à la ville – qui est l’une des moins chères de France –, mais pour des raisons de qualité de vie. à quelques minutes de Saintétienne, où l’on travaille généralement, on est à la campagne. à cela, il faut ajouter que les communes de la plaine – qui ne dépassent pas, pour les plus importantes, 10 000 habitants – ont su créer des services et conserver leurs commerces. Ici, il y a tout : des crèches et des écoles, des stades et des piscines, des équipements culturels, etc.



De plain-pied

« Nous constatons que la demande des acquéreurs a changé, estime Maxime Pluvy, de l’agence CIMM Immobilier à Veauche. Aujourd’hui, la majorité des demandes concerne les maisons récentes ou neuves, surtout celles de moins de 15 ans, d’une surface de 90 m² sur 600 à 1 000 m² de terrain. Cependant, les maisons plus anciennes se vendent toujours bien, avec une préférence pour les biens de plainpied ou avec un sous-sol semi-enterré. Les premiers critères de sélection concernent les produits répondant aux normes actuelles de construction. » On peut aussi trouver quelques maisons de ville, mais elles sont peu demandées. Pour Sonia Recorbet, directrice de l’agence Le Tuc Immobilier à Feurs, « la demande la plus importante concerne les maisons de plainpied, avec 100 m2 habitables, 500 m2 de terrain, proches des commodités, qui se vendent entre 150 000 et 170 000 euros, 190 000 euros grand maximum c’est ce qui est tendance en ce moment » précise-t-elle.



Fermettes

Parfois, le marché offre des produits plus chers et plus rares. Comme ces maisons de 180 m² habitables, avec 5 000 m² de terrain, toujours à plus de 200 000 euros, « qui doivent avoir du volume, du terrain, une piscine et du cachet, dans du récent ou dans l’ancien rénové ». Pour moins cher, il y a aussi les fermettes, peu fréquentes, dont la surface habitable n’est pas forcément grande – environ 80 m² – mais recherchées pour leurs dépendances : les acquéreurs sont souvent des gens ayant un projet professionnel, élevage de chevaux ou de chiens, maraîchage, etc. Leur prix n’excède pas, en général, 100 000 euros, mais il faut compter autant pour les travaux à réaliser.



Rareté des terrains

Il y a aussi ceux qui souhaitent faire construire. Mais il y a peu de terrains et chaque parcelle est très courue. « Les terrains restent rares dans notre secteur, donc en forte demande, explique Maxime Pluvy. Une construction neuve de 90 m² sur 600 m² de terrain répondant aux normes de construction RT 2012 s’achète environ 200 000 euros. » Il y aussi de plus en plus de programmes de logements neufs. Pour le gérant de Cimm Immobilier « la plaine rattrape un retard de quelques années. Ce type de construction est adapté à la demande des retraités, qui vendent leur maison afin de se rapprocher d’un centre-ville et des commodités. » Pour Sonia Recorbet, « ils trouvent dans le neuf ce qu’ils recherchent – isolation, ascenseur, balcon ou terrasse : autant d’exigences que l’ancien n’est souvent pas capable de satisfaire ». Dans l’ensemble des villes de la plaine, le prix moyen du m2, dans le neuf, tourne autour de 2 300 à 2 500 euros.



Stabilisation

Le marché s’est globalement stabilisé dans la plaine. « Depuis 2006, explique Sonia Recorbet, les prix de l’immobilier dans la plaine ont chuté de 27 à 37 %, mais depuis un an, il semble que la baisse soit enrayée et que les prix se stabilisent. » Pour Maxime Pluvy, « depuis 2014, le marché immobilier se porte bien. Grâce aux faibles taux d’intérêt et prêts à taux 0 %, on assiste au retour des primoaccédants. Ces derniers ayant le choix entre le neuf et la réhabilitation de l’ancien. La plaine reste un secteur très prisé pour sa qualité de vie. »


Posté le 29/05/2017 par Pierre Morlet

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