Basse-Normandie : Faire construire sa maison : la demande reste forte

Matthieu Jurzak Dirigeant associé de Maisons Février

Au final, les différences de prix entre l’ancien et le neuf sont faibles. En effet, si l’on prend en compte les travaux à réaliser et les dépenses énergétiques, l’écart se réduit.

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Patrick Lemesle Directeur des Constructions du Mont Saint-Michel

Le marché s’est très bien comporté en 2016. La côte reste dynamique comme à son habitude, tandis que dans l’arrière-pays, le secteur rural repart bien.

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Gwennaëlle Boudard Conseillère commerciale chez Normandie Maisons Individuelles

Le nombre de terrains disponibles devient problématique : tous les lotisseurs sont en fin de commercialisation et les nouveaux lancements ne réinterviendront qu’à la fin 2017. Nous commençons à avoir une pénurie de terrains.

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Le secteur de la construction de maisons individuelles s’est bien comporté en 2016. La demande importante fait même craindre aux professionnels un manque de terrains à bâtir…

Le secteur de la construction de maisons individuelles affiche un bilan flatteur en 2016. Dans la continuité de 2015, où le marché s’était apprécié de 14 %, la hausse s’est élevée à près de 20 % l’année dernière. Une embellie confirmée par Matthieu Jurzak, dirigeant associé de Maisons Février, constructeur de maisons individuelles. « Cette hausse sensible s’explique par le niveau favorable des taux d’intérêt, le dispositif Pinel ainsi que le prêt à taux zéro pour les primo-accédants », précise le professionnel. Ce prêt a en effet permis d’élargir le panel des nouveaux acquéreurs. Avec cette aide, les jeunes actifs aussi peuvent accéder au rêve de faire construire leur propre maison. Et pour cause, la large fourchette de prix permet l’accès aux personnes au budget maîtrisé comme aux acquéreurs se tournant vers le haut de gamme.



Des budgets variés

« Les montants varient entre 100 000 et 250 000 euros suivant les constructions », illustre Gwennaëlle Boudard, conseillère commerciale pour Normandie Maisons Individuelles. Ce constructeur s’adresse en effet à une clientèle variée en proposant du sur-mesure moyen et haut de gamme, aussi bien en construction traditionnelle qu’en maison à ossature bois. Patrick Lemesle, directeur des Constructions du Mont Saint-Michel, confirme également que les futurs acquéreurs au budget limité peuvent se lancer dans un projet de construction. « Avec une enveloppe de 150 000 euros, on peut aujourd’hui s’offrir une maison avec terrain dans l’arrièrepays ou dans les ZAC comme Donville ou Saint-Pair-sur-Mer », souligne-t-il. Le littoral, en revanche, ne reste pas à portée de toutes les bourses. « Sur la côte, on retrouve surtout une clientèle avec un pouvoir d’achat plus conséquent, essentiellement senior ou profession libérale », confirme Patrick Lemesle qui ajoute que pour acquérir une maison avec terrain sur la zone côtière, il faut disposer d’un budget minimum de 300 000 euros, voire beaucoup plus…



Effet pervers

Ce dynamisme affiché par le marché en 2016 et dans les premiers mois de l’année 2017 cache néanmoins un effet pervers : les terrains à bâtir bien placés commencent à manquer. « Nousallons épuiser le stock de foncier dans la mesure où nous avons enregistré une demande plus importante que prévu. Nous craignons de manquer de terrains à bâtir cette année », poursuit Matthieu Jurzak.



Une situation qui pénalise en premier lieu la clientèle des investisseurs, ces derniers étant à l’affût de terrains situés en zone B1 et B2, pour profiter des avantages de la loi Pinel de défiscalisation. « Dans la périphérie immédiate caennaise, c’est-à-dire dans des communes comme Verson ou Carpiquet par exemple, les terrains se font de plus en plus rares », ajoute Samuel Le Normand, dirigeant associé de Maisons Février. Ce dernier dresse le même constat s’agissant des villes côtières telles que Saint-Aubinsur- Mer, Ouistreham, Langrune-sur-Mer ou encore Courseulles-sur-Mer. Une situation tendue confirmée par Patrick Lemesle qui opère dans la Manche sud et la région caennaise. Là aussi, constate le professionnel, « les terrains sont difficiles à trouver sur tout le secteur côtier ». Nombreux sont ceux qui effectuent un investissement locatif (loi Pinel) dans un premier temps et projettent d’y établir leur résidence principale ou secondaire dans un second temps.



à son goût

Les nouvelles normes énergétiques RT 2012 constituent également un facteur important de soutien du marché. « Pour une maison d’une surface de 200 m², il faut compter 200 euros de chauffage par an grâce aux nouvelles normes de construction et à des chauffages de plus en plus performants », illustre Patrick Lemesle.Au-delà de l’aspect financier, construire une maison à son goût, en choisissant le style architectural et les prestations intérieures demeure la motivation première des acquéreurs. « Certains clients viennent nous voir avec des projets très bien élaborés et des plans bien précis. Pour d’autres, il faut les accompagner de bout en bout en leur cherchant le terrain, le financement, et en les aidant sur les plans de la maison. Cela dépend de la compétence des personnes à visualiser les choses », conclut Gwennaëlle Boudard.


Posté le 29/05/2017 par Laurence Vallet

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