Cadre de vie : Où s’installer à Paris en famille ?

Un enfant arrive, il faut acheter plus grand, parfois dans un nouveau quartier. Car tous les arrondissements n’offrent pas la même qualité de vie aux familles. Revue de détail des quartiers les plus adaptés…

Jeune ménage, on a pu se contenter d’un studio bien agencé en plein Marais. Pas d’ascenseur, qu’à cela ne tienne, on avait peu de courses à monter, plus souvent au restaurant. Et dans le quartier, il n’en manquait pas… Avec un enfant, il y a du changement. Il va falloir voir plus grand, faire plus souvent les courses, monter la poussette, faute de local où la ranger… On voit alors soudain d’un mauvais oeil les cinq étages qu’on grimpait d’un pas alerte, mains dans les poches. Et puis, il va falloir emmener l’enfant au parc, lui trouver une crèche, puis une école, la meilleure possible, bien entendu… Les critères s’ajoutent, certains primant sur les autres, en fonction du profil des familles. Reste à trouver le quartier qui répondra le mieux à ces attentes.



Acheter plus grand

L’appartement familial comporte au moins 2 chambres (T3), voire 3 (T4). Dans ce dernier cas, l’une, la plus spacieuse, est généralement occupée par les parents, les deux autres – si possible de taille identique pour ne pas faire de jaloux – par chacun des enfants. Mais où trouver à Paris ces appartements plus vastes, et dans l’idéal dotés d’un ascenseur, critère d’autant plus important que le logement sera situé à un étage élevé ?



Des surfaces plus grandes à l’Ouest

Dans l’ouest parisien, dans les 8e, 16e, 17e arrondissements, les immeubles haussmanniens offrent des appartements susceptibles d’accueillir les familles les plus grandes (T4 et plus, d’une superficie de 150 à 200 m²). Ces immeubles sont en outre, pour la plupart, équipés d’ascenseurs.



Davantage de T3 à l’Est

Les quartiers situés à l’est (18e, 20e) peuvent convenir à des familles moins nombreuses : les appartements qu’ils proposent (en majorité des T3) feront en effet l’affaire pour celles qui ne comptent qu’un ou deux enfants. Dans les 10e, 11e ou 12e, les plus bobos, friands de logements atypiques, peuvent investir dans des lofts rénovés afin d’y loger leur famille.



Des prix variables d’un secteur à l’autre

Reste que le prix au m² est variable d’un secteur à l’autre, et cet élément est d’autant moins négligeable lorsqu’il s’agit d’acheter plus grand. Selon le baromètre de l’immobilier établi par la chambre des notaires de Paris Île-de-France au dernier trimestre 2017, le prix moyen du m² a atteint 7 380 euros dans le 19e et 7 800 euros dans le 20e, les prix les plus bas se situant dans le 18e, avec certains quartiers à moins de 7 000 euros. Partout ailleurs dans la capitale, le prix dépasse le plus souvent 8 000 euros le m². Dans le 6e arrondissement, le plus cher, le m² monte à plus de 12 500 euros. Les familles les moins aisées achèteront ainsi plus facilement dans le nord-est parisien, plus abordable.



Une bonne sectorisation scolaire

La qualité des écoles est un autre critère de poids pour les familles. Si celles-ci ne sont pas fermées à l’idée de scolariser leurs enfants dans le secteur privé, le choix est un peu plus large. Dans le cas contraire, elles doivent se livrer à une étude des quartiers, afin d’identifier ceux qui bénéficient des meilleurs établissements publics. À cet égard, les quartiers de l’ouest parisien tirent leur épingle du jeu : Monceau, Ternes – Péreire, Auteuil, Batignolles, Trocadéro – Passy, Arc de triomphe – Victor-Hugo sont en effet pourvus d’écoles publiques (mais aussi privées) réputées, et ce du cours élémentaire au lycée. Citons notamment les lycées Henri-IV ou Louis-le-Grand dans le 5e, ou encore l’école bilingue Jeannine-Manuel dans le 15e, particulièrement appréciée par les expatriés de retour ou les familles étrangères.



Les espaces verts ne manquent pas

Pouvoir emmener son enfant au parc est aussi le voeu des familles. Avec seulement 0,24 m² d'espaces verts par habitant, le 9e ne semple pas répondre à ce besoin, contrairement au 1er arrondissement, riche des jardins des Halles, des Tuileries et du Palais-Royal. Le 19e jouit du parc de la Villette et des 25 hectares du parc des Buttes-Chaumont. Dans le 17e, le square des Batignolles offre son écrin de verdure, non loin du parc Monceau, qui jouxte le 8e.



Leur proximité a un prix

Près du quartier Latin, on pourra profiter du jardin du Luxembourg. Sans oublier au sud le parc Montsouris, entre la rue d’Alésia et la Cité universitaire, le bois de Vincennes à l’est de Paris, et à l’Ouest, celui de Boulogne, ou encore le parc de Bagatelle, le jardin des serres d’Auteuil, celui du Ranelagh, le Pré Catelan, ou bien le jardin d’Acclimatation… Bref, les espaces verts ne manquent pas dans la ville lumière. Il faut toutefois avoir à l’esprit que la proximité de cette verdure se paie : les logements sont généralement 10 à 15 % plus chers lorsqu’ils sont situés près d’un jardin ou d’un parc.


Posté le 15/05/2018 par Olivier Cheilan

Autres articles Paris : Ile de France

Voir plus d'articles Paris : Ile de France