Saint-Jean-de-Luz : Sur la côte basque, les biens se font rares

Pierre Deglaire PDG et fondateur de DPP Real Estate

Avec peu ou pas d’apport, vous pouvez vous constituer soit un revenu complémentaire, soit devenir propriétaire, avec des taux d’intérêt très bas, et profiter des nouvelles normes de construction avec plus de confort.

05 59 23 49 94
ddp-realestate.com
31, boulevard Thiers,
64000 Pau

Valéry Epaud Responsable de l’agence Avis Immobilier

Les prix du marché vont de 3 500 à 12 000 euros par m² pour les appartements en front de mer, ce qui fait de Saint-Jeande- Luz la commune la plus chère de la côte basque avec Guéthary et Biarritz.

05 59 85 29 29
avis-immobilier-saintjeandeluz.com
45, boulevard Victor-Hugo,
64500 Saint-Jean-de-Luz

Jérémie Cordier Responsable secteur Saint-Jean-de-Luz et alentours Carmen Immobilier

Le début 2017 est dans la lignée de l’année 2016, avec une dynamique de ventes animée par beaucoup de demandes. En termes d’offres, on déplore hélas trop peu de biens à proposer aux acheteurs et il est difficile de répondre à toute la demande.

05 59 41 51 51
carmen-immobilier.com
20-22, avenue du Mal Harispe
64500 Saint-Jean-de-Luz

Emmanuel Vignau ORPI Agence de la Nivelle

Les acquéreurs sont de plus en plus informés, recherchent de la transparence, la garantie du bon prix, des informations rapides et la bonne opportunité.

05 59 24 91 03
orpi.com/agnivelle2
54 bis, boulevard Victor-Hugo
64500 Saint-Jean-de-Luz

Saint-Jean-de-Luz demeure la commune la plus chère de la côte basque, en compagnie de Guéthary et Biarritz.

Le marché luzien demeure l’un des plus demandés du Pays basque, le pouvoir d’attraction de la baie de Saint-Jean-de- Luz ne se démentant pas. La cité a su préserver son âme de village, avec ses vieilles maisons à l’architecture typique et son port de pêche. Elle a, en outre, réussi le tour de force de se protéger de l’urbanisation intensive qui bétonne les côtes. Après une année 2016 assez dynamique en nombre de transactions, l’activité immobilière du début 2017 reste importante. « Plus qu’elle ne l’est d’ordinaire à cette période », indique Valéry Epaud, responsable de l’agence Avis de Saint-Jean-de-Luz. Un avis partagé par nombre de ses confrères. De son côté, Pierre Deglaire, fondateur de DPP Real Estate, tempère : « Le début d’année est un peu plus calme en nombre de transactions, du fait du climat politique très pesant en cette année d’élection présidentielle, avec des renversements de projections de résultats qui déstabilisent les acquéreurs. » Toutefois, le professionnel constate un taux de transformation des projets d’achats ou de ventes plus élevé. Le marché reste sur des fondamentaux solides avec de nombreux acheteurs et un stock de biens à la vente en baisse.



L’offre est insuffisante

Le nombre de biens mis en vente sur le marché luzien a en effet tendance à diminuer. « Le phénomène n’est pas nouveau, mais a tendance à s’accentuer », constate Valery Epaud. « L’offre est très insuffisante, nous avons plus de 5 acheteurs pour 1 vendeur », détaille Pierre Deglaire. Résultat, « les biens au prix du marché avec une stratégie de communication adaptée à la cible se vendent rapidement », explique Emmanuel Vignau d’Orpi, qui affiche un délai de 47 jours en moyenne entre la mise en vente et la transaction. « Le début de commercialisation d’un bien est plus important que jamais », ajoute l’agent.



Et les prix dans tout ça ?

« Logiquement, la tendance n’est pas baissière sur les prix, cela se vérifie sur l’hyper-centre, les acheteurs font des concessions sur leurs critères initiaux de recherche », explique Jérémie Cordier de Carmen Immobilier. Pour autant, ils demeurent plutôt stables, mais toujours sur des niveaux relativement élevés. « Seules quelques communes limitrophes comme Ascain et Urrugne permettent de bénéficier de prix plus raisonnables », explique Pierre Deglaire. Ce que confirme Jérémie Cordier : « S’il y a des affaires à réaliser, c’est plutôt en périphérie, avec des prix qui ne sont pas dans la démesure, même si ces biens aussi commencent à subir une pénurie. » Et de citer, à Guéthary, un appartement de 51 m², vendu 190 000 euros FAI. Saint-Jean-de-Luz intra muros, Aicerota, Sainte-Barbe, ou le boulevard Thiers avec vue sur mer, sont les domiciliations les plus recherchées. « Des quartiers autrefois peu recherchés comme le quartier du lac, Urdazuri ou Fargeot sont aujourd’hui prisés. Ces acquéreurs sont en quête d’un mode de vie tout à pied avec des commerces de proximité, un accès au centre agréable et pas trop de dénivelé », commente Emmanuel Vignau.



Vue sur l’océan

Les différences de prix au m2 entre différents quartiers sont significatives et s’expliquent par des facteurs clefs à Saint-Jean-de-Luz : la vue sur l’océan ou l’accès à la plage à pied, un immeuble avec parking et un extérieur et une proximité à pied des commerces. Pour les produits les plus remarquables, les transactions peuvent atteindre 11 000 à 12 000 euros le m² alors que la moyenne du marché se situe davantage entre 5 000 et 6 500 euros, en fourchette haute lorsque les caractéristiques recherchées sont présentes, comme ce T2 de 46 m² en bon état dans le centre historique de Saint-Jean-de-Luz, avec terrasse et parking qui a trouvé preneur, chez Orpi, pour 305 000 euros. De la même façon, un appartement de 70 m² en coeur de ville s’est vendu 470 000 euros FAI chez Carmen Immobilier. « Pour ces biens rares, les prix ont augmenté de 5 à 10 % », explique Emmanuel Vignau. Enfin, pour les quartiers les plus éloignés et les biens avec des travaux ou certains défauts, les prix au m2 vont de 3 750 à 4 500 euros.


Posté le 20/04/2017 par Arnaud Bivès

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