Couronne Stéphanoise : Le retour en grâce de Saint-étienne ?

Jacques-Olivier Mazet, Directeur de Mazet l’immobilier

Les gens qui habitent en périphérie sont fatigués de la voiture. Là où il fallait 20 minutes pour se rendre à Saint-étienne, il en faut 45 aujourd’hui. Beaucoup décident de revenir vivre en ville. Et puis, les prix demeurent élevés ; avec celui d’une maison, on peut acquérir un appartement avec terrasse dans la ville.

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Philippe Borella P-DG de ABP Immobilier. Expert CNAM

Le prix moyen du m² dans l’ancien à La Talaudière tourne autour de 1 800 €. Mais il y a ici une certaine tranquillité et ce que j’appellerai une mixité sociale réussie, entre les petits et les gros budgets, entre les actifs et les retraités. Et puis, il y a la proximité avec Saint-étienne…

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Saint-étienne est peut-être en train de vivre une petite révolution : le retour vers la ville de gens qui l’avaient quittée au plus fort de la crise. Probablement parce qu’elle est en train de changer d’image, certainement parce que les prix de l’immobilier y sont encore abordables.

Il se passe quelque chose depuis quelques mois dans la région stéphanoise. Ou du moins peut-on se poser la question : y a-t-il un mouvement de retour vers la ville ? Si c’était le cas, il s’agirait d’un changement majeur. Durant des années, en effet, au plus fort de la crise économique, on a assisté à un véritable exode vers les communes périphériques ou vers la plaine du Forez. Les Stéphanois étaient alors prêts à dépenser plus pour leur logement, à utiliser les transports en commun ou leur voiture, pour vivre dans un environnement plus favorable et plus sûr.



Inversion.

Or, ce mouvement est en train de s’inverser, si l’on en croit Jacques-Olivier Mazet, de l’agence qui porte son nom. « Les gens, explique-t-il, se remettent à penser qu’il existe en ville un certain confort de vie, avec la proximité du travail – ils en ont assez des transports ou des embouteillages – des commerces, des écoles, des services, des loisirs, du cinéma à la terrasse où on flâne en prenant un verre… » Bref, on voit, selon lui, revenir les jeunes couples, les familles, les retraités qui, souvent lassés de tondre la pelouse et d’entretenir la maison dans la plaine du Forez, vendent celle-ci pour un appartement avec terrasse à Saint-étienne, proche de tout et des services médicaux.



De la maison au bel appartement.

« La demande principale concerne les biens dont les prix vont de 130 000 à 280 000 euros, poursuit Jacques-Olivier Mazet. Pour le prix d’une maison d’un peu plus de 300 000 euros, on peut acquérir un très bel appartement de 100 m2 habitables, avec une terrasse, en centre-ville », explique-t-il. Récemment, dans le secteur de la Cité du design, l’agence Mazet a par exemple vendu un appartement de 120 m², avec terrasse, pour 115 000 euros, auxquels il faudra ajouter 50 000 euros de travaux. Les investisseurs sont également dans le coup des changements : avec un prix du m² oscillant entre 800 et 1 100 euros le m², ils achètent des petites surfaces, qu’ils rénovent pour les louer. On peut enfin – même si c’est bien plus rare – trouver une maison dans la ville : par exemple, 150 m² bien situés sur la colline de Villeboeuf, pour 190 000 euros avec 100 000 euros de travaux.



Plusieurs causes.

D’où vient donc ce mouvement de retour vers Saint-étienne ? Il a probablement plusieurs causes, « mais surtout, la ville change, explique Jacques- Olivier Mazet, avec sa jeunesse étudiante, la Cité du design, les efforts consentis pour la propreté, l’amélioration des transports… et un m² de l’immobilier qui reste abordable. Tout cela joue un rôle important. » Tout cela ne veut pas dire que la couronne stéphanoise s’endort sur ses lauriers. Le secteur nord, par exemple, continue d’avoir la cote. « Par exemple, la demande demeure très forte chez nous à La Talaudière, explique Philippe Borella, de la société ABP Immobilier, tout comme à Sorbiers, l’étrat, Saint-Priest-en-Jarez, ou Saint-Jean-Bonnefonds… »



La clientèle des seniors.

La Talaudière attire « parce qu’elle est très dynamique, notamment avec de nombreux commerces de proximité, plus de 7 000 emplois sur le territoire de la commune et la proximité de Saint-étienne qu’elle jouxte. » Les seniors constituent une clientèle nombreuse avec souvent une demande d’appartements plus confortables et plus adaptés à leurs futurs besoins, en centre-ville. Pour cela, il faut investir dans l’ancien entre 160 000 et 180 000 euros, par exemple dans un T3 de 70 ou 75 m² avec un balcon ou une terrasse et un garage, voire plus de 200 000 euros dans le récent.



Les secundo-accédants.

Il y a également des actifs, souvent « secundo-accédants », qui cherchent plutôt des pavillons mitoyens ou des villas indépendantes selon les budgets. Il s’agit d’un marché très dynamique. « Pour un pavillon de 3 chambres, avec 100 m² habitables, poursuit Philippe Borella, il faut compter de 200 000 à 250 000 euros. Pour une villa, il faut mettre la main au portefeuille et compter entre 250 000 et 400 000 euros. » D’une façon générale, les prix demeurent plus élevés dans cette première couronne nord qu’à Saint-étienne bien que depuis quelque temps ils se soient un peu tassés. « Ici, le fléchissement a été de 10 % environ sur 10 ans, ce qui reste raisonnable », conclut Philippe Borella.


Posté le 16/03/2017 par Pierre Morlet

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