Logement, les ambitions immobilières des candidats à la présidentielle

Avant le grand rendez-vous électoral de 2017, plusieurs candidats ont déjà affiché leurs priorités en matière de logement. Tour d'horizon des principales propositions.

Les élections approchent et les candidats affûtent leurs programmes.

Notamment, en matière de logement. Les postulants à droite, ce n'est pas une surprise, sont opposés à bien des dispositifs installés par le Gouvernement. La loi Alur, instaurée par Cécile Duflot en 2014 fait, ainsi, la quasi unanimité contre elle.

François Fillon, net vainqueur de la primaire de droite et du centre, des 20 et 27 novembre dernier, face à Alain Juppé, souhaite, d'ailleurs, abroger cette loi ainsi que l'encadrement des loyers. Dans le domaine de l'investissement locatif, l'ancien Premier ministre a l'intention de maintenir un seul dispositif de ce type mais sur un amortissement de longue durée, entre 20 et 30 ans. Côté fiscalité, il est favorable à la baisse progressive des droits de mutation à titre onéreux payés chez le notaire et un retour à l'exonération des plus-values après 15 ans, contre 22 ans, aujourd'hui.

Concernant l'accession à la propriété, le Sarthois désire réserver le PTZ aux primo-accédants, uniquement, pour les logements neufs, en zone rurale. Il plaide aussi pour favoriser la construction, « par la simplification et la réduction des normes qui étouffent les constructeurs et les collectivités locales ».

Enfin, à l'extrême droite, Marine Le Pen défend la priorité nationale pour le logement social et l'adaptation de la loi SRU aux communes. Son parti veut refondre les aides au logement et favoriser « les programmes immobiliers neufs dans les zones, aujourd'hui, désertées ».



À gauche aussi, on aiguise ses armes.

• De l'ultra gauche au centre gauche, les plans s'élaborent aussi... En attendant la confirmation officielle de la candidature de François Hollande.

• À travers ses ateliers et consultations, Arnaud Montebourg réfléchit à imposer que les 25 % de logements sociaux obligatoires soient également répartis sur le territoire communal, afin d'éviter la ségrégation résidentielle. Il pense aussi à taxer les terrains constructibles en zone sensible non construits sous 5 ans.

Jean-Luc Bennahmias plaide aussi en faveur du logement social. Par ailleurs, fervent défenseur de la loi de transition énergétique, il encourage, comme député européen, les initiatives « pour imposer des quotas de logements dans les zones tendues, mais aussi rénover l'existant ».

• Ancienne secrétaire d'État au logement, sous Lionel Jospin, Marie-Noëlle Lienemann prévoit de « produire massivement de nouveaux logements sociaux et [de] réhabiliter l'ancien, pour lutter contre la précarité énergétique avec un principe de "zéro taxe" ».


Posté le 06/02/2017 par PHILIPPE BOURGET

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