Saint-Etienne : L’agglomération stéphanoise monte en gamme

Pascal Ridoux, Directeur Agence Citya Montchalin

Les grands appartements des immeubles bourgeois du centre-ville intéressent les familles qui veulent se loger mais aussi les investisseurs, qui les redécoupent pour les mettre en colocation.

04 77 49 44 00
st_etienne.contact@citya.com
3, rue Georges-Teissier
42000 Saint-étienne

Nicolas Charroin, Directeur Agence MS Conseils

Les terrains font aujourd’hui concurrence aux maisons récentes. La réserve foncière de qualité s’amenuise et les prix avoisinent les 200 € au m² dans les secteurs nord de l’agglomération.

04 77 90 08 81
msconseils42@gmail.com
9, rue Claude-Lebois
42000 Saint-étienne.

Qu’il s’agisse de terrains, de maisons ou d’appartements, le panorama des biens les plus demandés témoigne du retour d’une clientèle exigeante.

Saint-étienne retrouve de l’attrait. Après une période difficile, les professionnels constatent le retour dans l’agglomération d’une clientèle plus aisée.« On peut y voir les résultats de la politique de la ville, qui oeuvre pour faire revenir les familles de cadres », souligne Nicolas Charroin, directeur de l’agence MS Conseils. à quels types de biens cela profite-t-il ? Actuellement, plusieurs catégories bénéficient d’un bel engouement.



2016, l’année des terrains

Du fait d’un plan d’urbanisation durci, favorisant l’habitat collectif et la densification, la demande est soutenue sur les terrains constructibles. « L’activité a été forte sur les terrains en 2016. Nous en avons par exemple vendu 2 en une semaine sans annonce et plus d’une quinzaine sur l’année, ce qui, pour une petite structure en développement, est très encourageant », confie Nicolas Charroin. Avec une réserve foncière qui diminue, l’effet rareté joue à plein. Ici les secteurs nord sont privilégiés (golf, Saint-Priest, Saint-Héand) et les prix peuvent aller de 180 euros à 200 euros au m², voire jusqu’à 210 euros avec une bonne situation et une belle vue… Dans ces zones, certains clients n’hésitent pas à investir entre 450 000 euros et 500 000 euros pour leur projet immobilier. Cette clientèle haut de gamme est également ciblée au travers de programmes spécifiques. « Nous avons lancé la commercialisation d’un lotissement au golf avec un ticket d’entrée hors options à 310 000 euros. Sur les 15 lots disponibles, 9 ont déjà trouvé preneurs », se félicite Nicolas Charroin.



Les maisons des années 1980-1990

Si les terrains sont en concurrence avec les maisons, ces dernières restent également demandées, du moins lorsqu’elles répondent à des critères bien précis. Les clients recherchent des biens des années 1980-1990 d’au moins 100 à 110 m², avec un minimum de 500 m² de terrain. Dans ce segment, porté par les familles, le marché reste dynamique. Pour preuve, il faut compter de 190 000 euros à 230 000 euros dans la partie nord de l’agglomération et même 250 000 euros dans certains cas.



Les appartements avec du cachet

Du côté des appartements, la demande est également très ciblée. « Les clients sont réticents sur les immeubles énergivores des années 1960 jusqu’aux années 1990. Actuellement, ils souhaitent des biens de grande surface dans des immeubles plus anciens avec du cachet et de belles prestations », explique Pascal Ridoux, directeur de l’agence Citya Montchalin. Les quartiers les plus recherchés sont l’hyper-centre (notamment pour les écoles) et la proche périphérie nord, où la demande est soutenue par la présence du centre hospitalier. Les prix fluctuent entre 800 euros et 1 200 euros au m². « Nous avons vendu un 132 m² rue du 11-Novembre à 153 000 euros, soit 1 150 euros au m² », ajoute Pascal Ridoux en guise d’exemple.



Les investisseurs toujours présents

Les professionnels de l’immobilier rappellent enfin que certains biens profitent de l’intérêt encore marqué des investisseurs pour l’agglomération. Nicolas Charroin met en avant l’opportunité que peuvent représenter les petites surfaces (jusqu’au T2). Grâce à des prix accessibles, la rentabilité est au rendez-vous. « On trouve des biens à 900 euros au m² avec travaux, fait-il valoir. En plein centre, un appartement rénové va revenir à 1 300 euros au m² et pourra dégager une rentabilité brute de 7 % à 10 %, surtout si l’appartement est très bien situé, par exemple à proximité du tramway. » Depuis peu, d’autres biens sont également regardés de près en vue d’une mise en location. « Des investisseurs parisiens ont commencé à acheter des grands appartements à faibles charges pour les redécouper et les proposer en colocation. C’est un phénomène récent qui a l’avantage de maximiser le rendement », précise Pascal Ridoux. Dans l’optique d’une mise en location, chacun rappelle en tout cas qu’il y a deux critères à respecter impérativement : l’emplacement (au centre) et la qualité. Le bien doit être irréprochable. Il peut même bénéficier d’une prime s’il présente un caractère atypique ou s’il a été rénové avec goût.


Posté le 09/02/2017 par Olivier Decarre

Autres articles Rhône Alpes

Voir plus d'articles Rhône Alpes