Le trait d'union entre vous et les professionnels de l'immobilier

 
A LA UNE

HABITAT, LA BONNE ÉNERGIE


Partager l'article
Tweeter l'article
Envoyer à un ami

Économie, confort, augmentation de la valeur patrimoniale du bien... Les raisons d'améliorer la performance énergétique d'un logement ne manquent pas, ni les façons d'y parvenir ! À chaque bâti sa solution, l'important résidant dans la cohérence des travaux et l'absence de précipitation : prendre le temps de choisir un professionnel compétent, au fait de l'évolution des techniques, comparer les différents devis...

© Fotolia / DR

1. ÉVALUER

Le DPE est obligatoire pour une vente, comme pour une location. Il recense les caractéristiques thermiques du bâtiment, analyse le niveau d'émissions de gaz à effet de serre et la consommation d'énergie. Son résultat s'exprime en kWh d'énergie primaire par an et par m², avec une note allant de A à G.

2. RÉFLEXION GLOBALE

À la base, il s'agit de traquer les ponts thermiques, voire les défauts d'isolation en général situés au point de raccord des différentes parties de la construction. On estime que ces éléments représentent plus de 40 % des déperditions. Dans toutes les rénovations à fin d'isolation, il faudra veiller à la ventilation et à l'aération du logement, par un tirage naturel ou mécanique.

3. ISOLER LES COMBLES ET LES TOITURES

Si les combles sont « perdus », c'est-à-dire inhabitables, il suffit de déposer au sol des panneaux d'isolants. S'ils peuvent être aménagés, et que la couverture est en bon état, des panneaux d'isolants pourront être fixés sous le toit. La réduction de consommation conventionnelle obtenue en isolant les combles est supérieure à 25 %.

4. MURS INTÉRIEURS OU EXTÉRIEURS

Pour un coût moindre, on peut isoler les murs donnant sur l'extérieur, au nord. Plus facile, mais aussi plus onéreuse, l'isolation par l'extérieur permet de réduire les ponts thermiques et apporte du confort en améliorant la capacité d'inertie thermique de la maison.

5. CHAUFFAGE

On peut opter pour des chaudières basse température ou à condensation, dont le rendement est encore supérieur. Les deux fonctionnent au fioul ou au gaz naturel. Les chauffages électriques radiants, eux, offrent de fortes économies car ils vont de pair avec l'installation de thermostats performants.

6. FENÊTRES

Leur remplacement constitue un investissement pertinent s'il est couplé à d'autres travaux. Les fenêtres ne doivent être changées que si elles présentent un réel défaut d'étanchéité à l'air. Dans ce cas, il faudra vérifier que les nouvelles ouvertures soient équipées d'entrée d'air pour un bon renouvellement.

7. QUELQUES COÛTS

L'Anah fournit des exemples de tarifs moyens pour une maison individuelle. Des combles perdus coûtent de 2 500 à 5 000 euros. Une isolation complète des murs par l'extérieur est estimée entre 6 000 et 12 000 euros. Il faudra débourser en moyenne 5 000 euros pour une chaudière basse température au fioul et 4 000 euros pour un modèle au gaz. Les chauffages électriques radiants sont moins onéreux, de 1 500 à 2 000 euros. Enfin, les pompes à chaleur demandent un investissement important : de 10 000 à 20 000 euros.

8. AIDES AU FINANCEMENT

Celles de l'Anah, par le biais du programme « Habiter mieux », sont octroyées sous conditions de ressources et peuvent être cumulées avec l'éco-PTZ (jusqu'à 30 000 euros). Il existe aussi les aides ciblées des collectivités territoriales, de la CAF, des prêts développement durable et rénovation d'habitat, ainsi que des crédits rénovation EDF-GDF...

Partager l'article
Tweeter l'article
Envoyer à un ami

autres A LA UNE

 
 
TOUT SAVOIR SUR
LES CHIFFRES

900

C'est, en euros, le montant de la facture moyenne annuelle de chauffage des ménages français, avec de grandes disparités en fonction de la performance énergétique d'un logement.

Anah

240

C'est la consommation moyenne en énergie primaire, en kWh/m²/an, des logements en France, que vise à réduire les mesures du Grenelle Environnement.

Ademe, 2011

22,8

C'est, en pourcentage, l'objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre en France fixé par le Grenelle Environnement entre 1990 et 2020.

Ministère de l'Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement

immobilier neuf, indice, salon national, paris