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HABITAT, AMÉLIORER LES PERFORMANCES ÉNERGÉTIQUES DE SON LOGEMENT


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Économie, confort, augmentation de la valeur patrimoniale du bien, préservation de l'environnement... Les raisons d'améliorer la performance énergétique d'un logement ne manquent pas, ni les façons d'y parvenir ! À chaque bâti sa solution, l'importance résidant dans la cohérence des travaux... et l'absence de précipitation : prendre le temps de choisir un professionnel compétent, au fait de l'évolution des techniques, comparer les différents devis et garder à l'esprit que, quel que soit le coût des aménagements, ceux-ci représentent une garantie de plus-value en cas de revente de son logement. Conseils et cas concrets.

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1. ÉVALUER

Le diagnostic de performance énergétique (DPE) est obligatoire depuis janvier 2011 pour une vente, tout comme pour une location. Il recense les caractéristiques thermiques du bâtiment, analyse le niveau d'émissions de gaz à effet de serre et la consommation d'énergie. Son résultat s'exprime en kiloWattHeure (kWh) d'énergie primaire par an et par m², avec une note de performance allant de A à G. En France, la moyenne des bâtiments correspond à la lettre E, soit environ 240 kWh.

2. UNE RÉFLEXION GLOBALE

À la base, il s'agit de traquer les ponts thermiques, autrement dit les défauts d'isolation en général situés au point de raccord des différentes parties de la construction, par exemple à la jonction des murs et des planchers. On estime que ces éléments représentent plus de 40 % des déperditions. Dans toutes les rénovations à fin d'isolation, il faudra veiller à la ventilation et à l'aération du logement, par un tirage naturel ou mécanique. Attention également à limiter le taux d'humidité. Celle-ci représente le pire ennemi des isolants thermiques : à son contact, en effet, les matériaux perdent leurs propriétés isolantes.

3. ISOLER LES COMBLES ET LES TOITURES

Si les combles sont « perdus », c'est-à-dire inhabitables, il suffit de déposer au sol des panneaux d'isolants. Dans le cas où ils peuvent être aménagés, et que la couverture est en bon état, des panneaux d'isolants pourront être fixés sous le toit. Dans l'éventualité où la charpente nécessite des travaux de rénovation, une isolation par l'extérieur pourra être envisagée. La réduction de consommation conventionnelle obtenue en isolant les combles est généralement supérieure à 25 %.

4. ISOLER LES MURS INTÉRIEURS OU EXTÉRIEURS

En vue d'une optimisation, ce type de travaux doit être couplé avec un autre. Pour un coût moindre, on peut isoler uniquement les murs donnant sur l'extérieur, au nord. Plus facile et efficace, mais aussi plus onéreuse, l'isolation par l'extérieur permet de réduire les ponts thermiques et apporte également du confort en cas de forte chaleur, en améliorant la capacité d'inertie thermique de la maison. Le budget étant élevé, on peut opter pour une isolation partielle en privilégiant, par exemple, les murs aveugles.

5. CHANGER LE SYSTÈME DE CHAUFFAGE

On peut opter pour une chaudière dite « basse température », ou une chaudière « à condensation », dont le rendement est encore supérieur. Les deux systèmes fonctionnent au fioul ou au gaz naturel. Pour un usage optimal, la température constante du circuit de chauffage est vivement recommandée, ce qui nécessite toutefois des travaux d'isolation. Les chauffages électriques radiants représentent également un système confortable qui offre notamment des économies significatives, car il va souvent de pair avec l'installation de thermostats performants. Ils réchauffent l'environnement en émettant des infrarouges, comme un feu de cheminée.

6. REMPLACER LES FENÊTRES

Contrairement à une idée reçue, le remplacement des fenêtres ne représente pas forcément l'investissement le plus pertinent, sauf s'il est couplé à d'autres travaux. Elles ne doivent être changées que si elles présentent un réel défaut d'étanchéité à l'air, ou un problème de fermeture. En cas de changement, il faudra vérifier que les nouvelles ouvertures soient équipées d'entrée d'air pour un bon renouvellement à l'intérieur de l'habitat.

7. RÉALISER LES BONS COUPLES DE TRAVAUX

Ce sont, selon l'Anah (Agence nationale de l'habitat), les investissements qui apportent de manière significative confort et allégement à terme des factures. L'isolation des combles associée à une chaudière à condensation offre 50 % de réduction de la consommation. Cela permet en outre d'obtenir des subventions, à condition d'augmenter la performance énergétique de son habitat au-delà des 25 % exigés. On peut aussi opter pour l'isolation des combles couplée à l'isolation partielle des murs extérieurs, autre association pertinente. Enfin, l'option de l'isolation des combles avec 50 % des murs par l'intérieur est aussi profitable.

8. ESTIMER LES COÛTS

L'Anah fournit plusieurs exemples de tarifs moyens pour une maison individuelle. Des combles perdus coûteront entre 2 500 et 5 000 euros, alors qu'une isolation complète des murs par l'extérieur est estimée, quant à elle, entre 6 000 et 12 000 euros. Par ailleurs, Il faudra débourser en moyenne 5 000 euros pour une chaudière « basse température » au fioul et 4 000 euros pour un modèle fonctionnant au gaz. Une chaudière à condensation au gaz coûtera environ 5 000 euros. Les chauffages électriques radiants sont moins onéreux, soit de 1 500 à 2 000 euros. Enfin, l'excellence énergétique a aussi un prix : les pompes à chaleur demandent un gros investissement, entre 10 000 et 20 000 euros.

9. LES AIDES AU FINANCEMENT

Elles sont nombreuses. Celles de l'Anah, par le biais du programme « Habiter mieux », sont octroyées sous conditions de ressources et peuvent être cumulées avec l'éco-prêt à taux zéro, qui peut s'élever jusqu'à 30 000 euros. Depuis le 1er janvier 2011, en revanche, celui-ci n'est plus cumulable avec un crédit d'impôt « Développement durable ». Il existe également les aides ciblées des collectivités territoriales, ainsi que celles de la Caisse d'allocations familiales (CAF). Sans oublier qu'il existe des prêts développement durable et rénovation d'habitat, ainsi que des crédits rénovation EDF-GDF.

LAURE BOURGOIN, chargée de mission Logement pour l'association CLCV (Consommation logement et cadre de vie)

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Il est important de rappeler avant tout que le coût de l'énergie augmente, et va continuer d'augmenter. Il ne s'agit pas tant de réduire immédiatement ses factures, car le gain se calcule à long terme, que d'empêcher leur inflation ! En matière d'économie d'énergie, le principe de base reste l'isolation. Inutile d'investir dans une chaudière dernier cri si le logement est ouvert à tous les vents. Il faut d'abord établir un bon diagnostic énergétique de l'habitat. En copropriété, il est toujours intéressant de penser ce genre d'intervention à l'échelle de l'immeuble plutôt que sur un appartement isolé. Cela permet de partager les frais, d'obtenir une meilleure performance globale du bâtiment et de mutualiser les installations. Les priorités, dans le cas d'une maison individuelle, porteront sur l'isolation des combles, dans le cas d'un immeuble, sur l'isolation des murs par l'extérieur, à condition de ne pas porter atteinte à sa destination. Ces interventions « basiques » permettent, pour un coût modéré en ce qui concerne les combles, de gagner réellement en confort et en économie.

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LES CHIFFRES

3,4

C'est, en millions, le nombre de ménages français qui consacrent plus de 10 % de leurs ressources à payer leurs factures d'énergie en France, qui s'élève, selon l'Insee, à 2 300 euros en moyenne par an.

Anah

21 %

C'est, en pourcentage, le montant des émissions de gaz à effet de serre dont est responsable le secteur du bâtiment, premier consommateur d'énergie à l'échelle nationale.

Ademe, 2011

2 700

C'est, en euros, l'investissement moyen par foyer des quelque 2 800 000 ménages qui réalisent des travaux d'économie d'énergie sur leur logement.

Ademe, 2011

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