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DIAGNOSTIC DE PERFORMANCE ÉNERGÉTIQUE : DÉCRYPTER LA VALEUR VERTE DES BIENS


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L’étiquette énergétique accompagne désormais les annonces d’un bien à vendre et sensibilise l’acquéreur à la consommation de son futur logement. Explications.

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AFFICHAGE OBLIGATOIRE

Grande nouveauté de l’année 2011, les futurs acquéreurs d’un logement disposent d’un élément supplémentaire dans les critères de choix d’un logement. En effet, toute annonce, par affichage en agences, par Internet ou dans la presse doit donner les résultats du diagnostic de performance énergétique (DPE). L’obligation du DPE n’est pas nouvelle, résultant de la loi de 2006. En revanche, l’affichage de la performance énergétique du bien lors de la parution d’une annonce est désormais obligatoire.
Le DPE évalue la consommation d’énergie du bien en kWh/m2/an, estime son coût moyen et son impact en matière d’émissions de gaz à effet de serre.

SAVOIR LIRE LES ÉTIQUETTES

Deux étiquettes existent, avec notes de A à G : l’une « énergie » centrée sur la consommation du logement, exprimée en kWh/m2/an, donne une échelle cotée de A, inférieure ou égale à 50 kWh à G, très énergivore, pouvant dépasser les 450 kWh. L’autre, « climat » vise particulièrement les émissions de CO2/m2/an, également cotée de A pour les logements faiblement émetteurs à G pour les plus polluants. En ayant droit à cette information, le futur acquéreur va donc avoir une estimation de la quantité d’économie d’énergie consommée par le logement. Cela reste toutefois une indication donnant soit la quantité d’énergie effectivement consommée sur la base de relevés, soit la quantité d’énergie estimée par référence aux prix des énergies les plus récents. Cela explique son caractère informatif et jusqu’alors sans recours, par rapport au vendeur.

UN ACTE AVANT TOUT INFORMATIF

Le DPE demeure néanmoins un acte complexe même s’il semble banal, des erreurs pouvant apparaître sur l’épaisseur de la laine de verre, sur la date de mise en œuvre du double vitrage… Rien n’empêche donc l’acquéreur de procéder à un nouveau DPE, éventuellement partagé entre les deux parties ou pris totalement en charge par le vendeur.

LIRE LE DPE SELON LES SUPPORTS

En lisant une affiche dans une vitrine d’agence ou sur Internet, l’acquéreur va décrypter une étiquette, lisible et en couleur, correspondant aux consommations d’énergie du bien à acheter ainsi que la mention du classement de ce bien défini par l’article R.134.2 à savoir sa quantité annuelle d’énergie consommée ou estimée pour le chauffage, la production d’eau chaude sanitaire et le refroidissement rapportée à la surface de ce bien. L’acquéreur potentiel va ainsi avoir connaissance de l’ensemble des classes énergétiques de A, la plus performante à G, la plus énergivore, et de la classe dans laquelle se situe son futur logement. Dans les journaux, l’acquéreur doit se contenter de la mention du classement du bien.

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LES CHIFFRES

19 000 000

C’est le nombre de logements énergivores sur un parc de 33 millions construits avant 1975, donc avant toute règlementation thermique.

(Source : Insee, 2010)

François Petrequin

« Avec le diagnostic de performance énergétique, le futur acquéreur dispose d’un outil transparent et informatif sur la consommation de son logement et sur l’impact de cette consommation au niveau de l’environnement. Il doit, au niveau énergétique, comprendre la signification des étiquettes : celles-ci varient de A à G et donc de 50 à 450 kWh/m2/an. Le chiffre qui va apparaître sur l’annonce immobilière lui fournit cette indication. Reste à savoir l’impact de cette donnée sur le prix d’achat. Vraisemblablement,et à court terme, sur un marché tendu, l’incidence d’une mauvaise note, F ou G, ne va pas avoir un réel impact sur la valeur du bien. Sur un marché où il y a davantage de choix, le DPE peut être un levier de négociation du prix. Il est encore trop tôt pour tirer de réelles conclusions sur la valeur verte de l’étiquette mais elle a déjà le mérite de sensibiliser les acquéreurs. N’oublions pas, par ailleurs, que le DPE préconise, si nécessaire, des travaux permettant d’améliorer la performance énergétique du bien ».

Directeur Général De Foncier Diagnostic

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