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DÉCROCHER LE BON CRÉDIT, MODE D’EMPLOI


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Il n’existe pas de solution miracle mais un contrat à durée indéterminée et une perspective d’avancement, sont des facteurs non négligeables.

Yuri Arcurs - Fotolia.com

LE VÉRITABLE TAUX

Obtenir un bon crédit, et donc un taux effectif global comprenant taux nominal, assurance décès invalidité, garantie du prêteur et frais de dossier, n’est pas de tout repos. Très souvent, la banque ou les courtiers affichent un taux alléchant correspondant à un bon profil, autour de 3,60?% sur 20 ans et 3,85?% sur 25 ans. Ce taux correspond au taux nominal qui varie en fonction du profil de l’emprunteur (âge, évolution de carrière, capacité d’épargne et éventuellement placements sur des produits « maison »).

CALCULER LE TEG

Pour déterminer le fameux taux effectif global (TEG), l’emprunteur doit se débattre. Il doit d’abord assurer son prêt face à un décès ou une invalidité permanente, et là commence les questions d’âge, de mode de vie, de névralgie ou non, de tabagisme ou non… et plus les facteurs aggravants s’amoncellent, plus la prime d’assurance augmente. Ce qui se répercute sur le TEG. La banque prend aussi des garanties sur l’emprunt pour se faire rembourser en cas de défaillance. Entre l’hypothèque, le privilège de prêteur de deniers et la caution mutuelle, le coût final est différent et mérite d’être calculé (voir creditlogement.fr). À discuter aussi, les pénalités pour remboursement anticipé du prêt. Tous ces éléments doivent être soigneusement intégrés pour définir le vrai coût du prêt.

NÉGOCIER AU PLUS JUSTE

D’autres facteurs jouent aussi, notamment la modulation des mensualités à la hausse ou à la baisse, qui peuvent également se négocier lors de la signature du contrat de prêt. Enfin, dans une période de prêt à taux révisable très attractif, 2,90?% sur 20 ans contre 3,55?% pour la même durée en taux fixe, mieux vaut être vigilant et opter pour une formule mixte qui permet de passer rapidement à taux fixe et à taux très attractif. Là encore ce sont des négociations à mener point par point avant de signer tout contrat, afin d’obtenir la solution la plus avantageuse. Dans tous les cas, au terme de la négociation et avant toute signature de l’offre de prêt, tout doit être consigné dans le contrat.

MODULER SES ÉCHÉANCES

Dans la négociation d’un prêt rentre aussi la possibilité de moduler les mensualités
de remboursement, selon les fluctuations de ses revenus. À la hausse, si les revenus progressent ou les charges de famille diminuent, cela permet de rembourser sur une plus courte durée et donc réduire le coût total du crédit. A la baisse si les charges progressent ou les revenus s’amenuisent, cela occasionne un allongement de la durée du prêt et, par ricochet, un renchérissement du coût du crédit.
La modularité n’est pas forcément gratuite. Mieux vaut donc se faire préciser ce point avant de signer le contrat de prêt.

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25?%

25% des crédits immobiliers en France en 2009 se font par le biais d’un courtier. Parmi ces 25%, 60% sont des primo-accédants dont 26% des CSP+ (catégorie socio-professionnelle à fort pouvoir d’achat). Ce chiffre montre que le passage par un courtier rentre dans le circuit classique. Ce dernier met en concurrence des banques selon le profil du client, pour lui proposer la meilleure offre.

cabinet Bain & Company et TNS Sofres

ALAIN TODINI

Bien évidemment, je suis tenté de dire que pour décrocher un bon taux, il faut passer par un courtier. Ce n’est pas une banalité puisque ces derniers, apportant un certain nombre de demandes, peuvent discuter de l’offre de prêts avec les banquiers et que Credixia en particulier, ne prend pas de frais de dossiers vis-à-vis des clients. Cela dit, pour la première approche d’un crédit, l’emprunteur doit aller consulter les divers sites pour avoir une idée des taux en cours actuellement sur les diverses durées. Outre ce taux nominal, il doit vérifier le taux de l’assurance, sachant qu’avec la loi Lagarde, l’emprunteur n’est plus pieds et poings liés à sa banque, mais peut choisir une délégation d’assurances pour peu que celle-ci offre les mêmes garanties. Par ailleurs, en période de taux bas, mieux vaut faire insérer dans le contrat, un transfert de prêt sur un autre achat.

Président de Credixia

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