Vous avez trouvé le nouvel habitat de vos rêves, mais n’avez pas encore vendu l’ancien. Pas de panique, le prêt-relais est la solution.
Faire coïncider vente et achat d’un bien n’a rien d’évident, même dans un marché dynamique. Et c’est justement pour assurer la jonction entre ces deux moments qui peut induire un décalage de trésorerie, que les banques ont inventé le « prêt-relais ». Son principe : la banque avance une partie de la somme, entre 60 et 80?%, sur le bien à vendre sous forme d’un prêt dont seuls les intérêts sont à rembourser de façon mensuelle, trimestrielle ou en différé, et uniquement lors du remboursement du prêt. Le capital du prêt-relais ne s’amortit pas puisqu’il va être remboursé au moment de la vente. De même, il n’y a pas de pénalités de remboursement anticipé dans un crédit-relais puisque, par essence même, il doit être remboursé rapidement. Lorsque le bien acquis est supérieur à celui vendu, le prêt-relais est assorti d’un prêt amortissable classique avec échéances qui incluent intérêts et amortissement du capital ou intérêts et différé d’amortissement. Le prêteur analyse le dossier au cas par cas pour s’adapter au mieux à la situation financière de l’acheteur. Il peut aussi proposer un crédit « deux en un » qui a pour intérêt de ne souscrire qu’un seul crédit et donc de payer des frais et des garanties que sur un seul crédit.
« En 2010, les secundo-accedants représentent 40?% des emprunteurs contre 33% l’année précédente. Dans un marché actuel où les prix de vente sont stabilisés et les délais de vente raccourcis, les banques consentent plus facilement un crédit-relais et prêtent actuellement à hauteur de 70?% de la valeur du bien. Mais cela dit, elles font une étude au cas par cas, en fonction de la qualité du bien, de son emplacement, de son état... Il faut accepter la valeur du bien donnée par l’établissement qui porte sur le logement une valeur objective et non subjective, comme peut le faire un vendeur. Et si par hasard, le bien ne décolle pas à la vente, c’est probablement qu’il est encore un peu élevé, auquel cas il ne faut pas hésiter à le diminuer. Le taux de ces prêts a baissé. On peut les trouver à partir de 3,15?% quand la promesse de vente est signée et entre 3,35 et 3,45?% quand l’avant-contrat n’en est pas encore à ce stade. »
rnSANDRINE ALLONIER, Responsable des études économiques chez Meilleurtaux.
rn« Le but du prêt-relais est de sécuriser une opération achat/revente. Même si l’on est pas sûr de l’utiliser, mieux vaut le prendre que de brader son bien ou de passer à coté d’une bonne affaire.Pour autant le crédit-relais n’est pas là pour permettre de vendre un bien plus cher. Il faut que le vendeur soit conscient de la valeur de son logement, ce qui est difficile car son évaluation est chargée d’affectif. Aussi, avant de consentir ce prêt, le Crédit Foncier fait réaliser une expertise par ses propres services. Celle-ci est gratuite pour l’emprunteur, elle lui donne le juste prix de son bien et garantit, par ailleurs, notre risque. Le relais « sec »( avance sans prêt à long terme) peut tout à fait se concevoir lorsque l’achat est moins lourd que la revente. Dans l’hypothèse inverse, mieux vaut prendre un prêt-relais accompagné d’un prêt amortissable classique dont une partie est remboursable par anticipation lors de la revente du bien.C’est là encore une sécurité pour l’emprunteur qui va pouvoir mener à bien son opération. »
rnPATRICK HAUBOIS, Responsable de l’offre produits et services au Crédit Foncier.
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