MODE D’EMPLOI
La baisse des taux se poursuit. C’est le moment de se lancer dans un achat immobilier, après avoir comparé les diverses offres de prêts.
Les taux d’intérêt ont vraisemblablement atteint un plancher. Le taux moyen se situe à 3,50% sur quinze ans, 3,65 % sur vingt ans et 3,90 % sur vingt-cinq ans en taux fixe et 3,10 % sur quinze ans, 3,30 % sur vingt ans et 3,60 % sur vingt-cinq ans en révisable. Il semble donc opportun de se lancer dans l’achat immobilier. Cependant, il ne faut pas se laisser griser par le taux proposé en tant que tel. Certes, un différentiel de 0,20 % sur un crédit engagé pour une durée de vingt ans a des répercussions sur son coût total. Mais d’autres facteurs entrent en ligne de compte dans le choix d’un crédit à savoir les frais de dossier, d’assurance et de garanties du prêt, qui constituent le taux effectif global (TEG). Cela en fait le seul élément de comparaison entre plusieurs offres de prêts du secteur libre (banques, organismes spécialisés dans le crédit).
L’offre de prêt doit donc détailler précisément ces postes en mentionnant le taux négocié avec la banque, le coût de l’assurance pris ou non avec le contrat proposé, le montant des frais de garanties du prêt selon l’option choisie, hypothèque ou caution mutuelle et les frais de dossier. L’offre doit aussi, pour un prêt à taux fixe, donner un échéancier des amortissements avec répartition du remboursement entre le capital et les intérêts pour chaque échéance.
Enfin, point important à vérifier, l’application ou non de pénalités en cas de remboursement anticipé ne peuvent en aucun cas dépasser un semestre d’intérêts au taux moyen du crédit dans la limite de 3 % du capital restant dû. Il est donc important de ne pas profiter que d’un bon taux mais de négocier aussi ce qui l’entoure.
Pour s’assurer contre une éventuelle défaillance de l’emprunteur et récupérer les fonds prêtés, les banquiers prennent des garanties : l’hypothèque ou la caution mutuelle. L’hypothèque coûte plus chère nécessitant un acte chez le notaire, l’inscription à la conservation des hypothèques et des frais de mainlevée lors de la revente du bien. La caution mutuelle, fondée sur le principe de la mutualisation des risques, permet de récupérer une partie des fonds versés lors de l’échéance du prêt. Pour un prêt classique de 120 000 €, le coût de l’hypothèque est de 2 002 € et les frais de mainlevée de 645 €. Celui de la caution est de 1 160 € avec récupération de 75% du montant en fin de prêt, soit au final 590 €. (Source : Empruntis.com)
- autres A LA UNE