L'achat immobilier ne s'improvise pas. Pour le réussir au mieux, un certain nombre d'éléments sont à prendre en compte.
L'achat d'un logement est l'acquisition la plus importante au niveau financier mais aussi au niveau affectif. Pour s'y sentir bien, il ne faut pas s'étrangler par des charges trop lourdes et mal appréciées avant la signature chez le notaire et veiller à l'environnement, la surface... Et pour acheter au mieux et sans regrets, un peu de discipline est nécessaire. Il faut donc identifier au mieux ses possibilités financières face aux propositions du marché.
Une fois les comptes faits, intégrant les divers prêts et les aides éventuelles, l'acheteur devra sillonner le marché dans un périmètre correspondant à sa capacité budgétaire en fonction du type de biens recherchés ; surfer sur Internet et feuilleter les magazines de petites annonces gratuits pour une première approche, puis rentrer dans les agences pour affiner la demande et l'offre. Une fois conquis par le bien après plusieurs visites à des heures différentes pour juger de la lumière, du bruit, du temps de transport par rapport à son lieu de travail, s'être enquis des écoles et des squares... et avant de signer le compromis de vente, un retour sur le bien proprement dit s'impose. Pour un appartement, exiger le métré Carrez qui détermine la surface exacte et donc le prix à payer en fonction du nombre de m2. Autre point crucial, la qualité de l'immeuble. Le carnet d'entretien, obligatoire, n'est pas systématiquement mis à jour et peut s'avérer vite obsolète.
Il est donc nécessaire de contacter le syndic et lui demander les trois derniers procès verbaux d'assemblée générale pour savoir si des travaux sont en cours ou prévus. Le syndic peut aussi donner le montant des charges de copropriété lié au prorata des millièmes détenus (parts de chaque propriétaire). Il faut aussi décrypter les diagnostics, certains, en cas de mauvais résultats, pouvant faire annuler la vente ou réduire son prix. Et ne pas hésiter à faire appel à son agent immobilier pour comprendre ces diagnostics, le jargon étant parfois difficile à déchiffrer. Enfin, se faire préciser le montant des impôts, taxe foncière et taxe d'habitation pour boucler les dépenses prévisionnelles annuelles et profiter à fond de son toit.
Dans la lutte contre les logements dévoreurs d'énergie mais aussi sources d'émission de gaz à effet de serre, un diagnostic de performance énergétique (DPE) est obligatoire. À la charge financière du vendeur, il informe l'acquéreur de l'estimation de la consommation d'énergie en chauffage et en eau chaude de son futur logement selon une graduation de A à G, sachant que le logement classé A consomme moins de 50 kwhEP/m2/an (unité de mesure de la consommation d'énergie primaire par unité de surface et par an) quand celui classé G dépense plus de 450 kwhEP/m2/an. Ce DPE n'a qu'une valeur informative et l'acquéreur ne peut donc intenter aucune action envers le vendeur. Mais il sait ainsi à quoi s'en tenir au niveau de la consommation de son logement.
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