Pour se protéger des coups durs de la vie, décès ou santé, l’emprunteur doit s’assurer en comparant garanties accordées et montant de la prime.
UNE ASSURANCE indispensable
L'assurance décès invalidité et incapacité de travail n'est pas obligatoire, au sens légal du terme. Mais aucune banque ne va accorder un prêt si l'emprunteur ne souscrit pas un contrat d'assurance contre certains aléas de la vie que sont le décès ou l'invalidité permanente et absolue de travail. En cas de soucis, l'assurance prend en charge le paiement des mensualités restant dues et rembourse la banque.
Encore faut-il décrypter un contrat d'assurance avec tous les éléments de comparaisons. Il faut lire entre les lignes, débusquer les exclusions qui sont nombreuses selon l'âge, l'équilibre mental, les sports à risques... Ce n'est pas parce qu'un contrat est moins cher qu'il faut se ruer dessus. Et cela est vrai aussi par rapport à la délégation d'assurance qui va devenir, très prochainement, une pratique courante, la banque de l'emprunteur ne pouvant plus s'opposer à la prise d'assurance auprès d'une autre compagnie que celle de la banque où est contracté le prêt. Cependant, il faut essayer de comparer et s'engager à risques couverts identiques.
Un contrat pour jeunes peut s'avérer moins cher que celui pour un quadragénaire sauf si le jeune est fumeur ou pratique un sport à risques. À l'inverse, un contrat pour un quadragénaire avec lombalgie à répétition va coûter plus cher. Dans l'ensemble, mieux vaut quand même être jeune et bien portant pour bénéficier d'une bonne assurance ! Pour les personnes âgées de 60 ans, le taux de la prime peut doubler, passant de 0,40 % à 0,80 % et pour celles de 65 ans, tripler. Pour les emprunteurs victimes d'une grave maladie, la convention AERAS (s'assurer et emprunter avec des risques aggravés de santé), prévoit que les personnes de moins de 70 ans lors de la demande du crédit, empruntant au maximum 300 000 € et présentant un risque aggravé de santé, puissent néanmoins espérer souscrire une assurance décès-invalidité pour avoir droit à ce prêt. Une assurance qui sera toutefois chère payée avec des surprimes allant, selon la gravité du risque, de l'âge de l'emprunteur et de la durée du prêt, de 50 à 500 % et plus
L'assurance perte d'emploi n'est pas obligatoire et les banques ne l'exigent pas. Et malgré la progression du chômage, elle n'arrive pas à percer. Il faut avouer qu'elle est complexe, lente et onéreuse. Délai de carence de 6 à 12 mois et délai de franchise de 3 à 9 mois s'ajoutent sans que l'emprunteur ne touche le moindre pécule. Sans compter des emplois intermittents, des contrats à durée déterminée mais aussi des cas de perte d'emploi non couverts comme le licenciement pour faute grave ou la démission qui n'ouvrent pas de droit. L'indemnisation par Pôle Emploi semble indispensable pour en bénéficier. Par ailleurs, le montant de la prime, de 1 à 5 € pour 10 000 € empruntés selon les niveaux des garanties, reste également dissuasif.
Souvent, l'emprunteur est obnubilé par le taux du prêt. Or, il a tort puisque le coût de l'assurance renchérit obligatoirement le coût du crédit. L'assurance tourne, en moyenne autour de 0,40 % du capital emprunté ou de 0,50 % du capital restant dû, et légèrement moins selon les cas, en passant par la délégation d'assurances, notamment pour les jeunes pour lesquels les tarifs peuvent être divisés de moitié. D'où l'intérêt de comparer. Mais d'autres points doivent être pris en compte par l'emprunteur comme l'assurance décès sur plusieurs têtes lorsqu'il y a deux co-emprunteurs. De plus, pour être totalement à l'abri en cas de décès ou d'invalidité permanente de l'un ou de l'autre, il faut souscrire, dans la mesure du possible, une assurance à 100 % sur chaque tête ; et sur l'incapacité temporaire de travail, il faut étudier de près les conditions du contrat, les exclusions, et le délai de carence.
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